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 REBOOT ✘ dans le doute, reboot !

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CALL ME; [ Reboot ]

■ MESSAGES : 165
■ AVATAR : ORIGINAL CHARACTER - par intox :T
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MessageSujet: REBOOT ✘ dans le doute, reboot !   Lun 28 Jan - 3:55




REBOOT

feat ; original character♛ by me

#IDENTITÉ;
ANCIENS NOMS: Grigori Gzavier DE LUCA.
ÂGE: 19 ans pour dix mille ans ! NATIONALITÉ: Italien.
SEXUALITÉ: Bisexuel qui n'a jamais tenté les filles.
ALIGNEMENT: Neutre.
SECTEUR: A. MÉTIER: Il range votre bordel dans vos maisons ! (et sinon il fait parfois des courses).
FREE OU PREMIUM ?: Premium.
DANS KRASH DEPUIS: 5 mois et demi !
#POIL DE CAROTTE;

Un bug est survenu durant l'installation de KRASH, veui...

Rouge pétillant. C'est la première couleur que tu as choisi, et c'est la première que l'on remarque. Les boucles, doucement, se perdent entre elles, s'entortillent et s'emmêlent, font des ronds dans la masse de cheveux vermeille qui se forme sur ta tête. Puis elles retombent, lentement, cachent tes sourcils d'un roux plus foncé et gâchent ta vue, et leur vue, celle sur tes yeux vifs, verts, ceux dissimulés derrière tes lunettes bleues marines, comme si tes grands cils ne suffisaient pas. Puis il y a celles qui remontent ton regard, le font sourire silencieusement ; tes petites joues, toujours un peu rondes, colorées d'un rose léger, le même que celui sur tes lèvres, fines, souvent étirées sur toute la largeur de ton visage, dévoilant rarement ta dentition, peut-être de peur qu'on te fasse une remarque, alors qu'en réalité, il n'y a pas grand chose sur quoi l'on pourrait s'arrêter. Et puis ton visage, qui finit plus en pointe qu'en carré ou en rond, plus long que large. Mais tout ça, personne ne le remarque. Le rouge de tes cheveux attire bien trop l'oeil.

Du moins, jusqu'à voir tes bretelles de cuir teintées d'un vert olive plutôt douteux. Un brin usées, peut-être, mais encore utilisables, et pas qu'un peu. En réalité, elles te servent de piège à regards, n'est-ce-pas ? Pour qu'on ne remarque pas tes petits bras frêles, sans musculature aucune. Et ces tatouages, alors ? Ce serait pour ceux qui auraient tout de même aventuré leur regard trop loin ? Les tromper, avec des bandes longues, grises, dont la fin n'existe pas, avec ce visage inconnu sur ton épaule droite, et celui qui ressemble aux dessins incas, sur ta main gauche, dont les doigts semblent avoir été trempés dans l'encre, et ces points, bizarres, qui remontent sur ton poignet... oh, oui, tu en as pris soin de cette apparence, pour cacher tes complexes.

Et même que t'as fait en sorte qu'on ne voit pas ton torse, parce que tu te sens gêné, quand on le regarde: à vrai dire, tu n'es pas très axé sur le sport, et ça peut se comprendre. Alors un long haut, blanc, t-shirt banal, sans détails, sans précision ou même, coutures étranges, recouvre ton, peut-être, plus grand complexe. Et en plus de ça, tu rajoutes une ceinture à ton pantalon gris pluie, traversé par des lignes blanches neige, trop grand autant en hauteur qu'en largeur, pour être sûr de ne rien dévoiler, de ce que se cache sous ce drap blanc. Il tombe facilement sur tes pieds, et parfois s'abîme en traînant sur le bitume des routes, ou en se réfugiant sous tes baskets simples, dont la couleur s'accorde à ton bas de tissu. Et à ça, il y a une raison aussi, ou un complexe, encore un. Tes jambes sont trop fines à ton goût, et pourtant, on ne peut rien y faire. Tu aurais voulu être un super-héros, peut-être ?

En tous cas, "On" s'accorde à dire que tu as très mauvais goût, en ce qui concerne de lier les couleurs.

#ET LES OUBLIETTES;


Reboot aime sourire. Reboot aime vivre. Reboot aime prendre la vie comme elle vient. Reboot aime le rouge et les cerises. Reboot aime le vert et les kiwis. Reboot aime le bleu et le ciel. Reboot aime beaucoup de choses. Mais surtout, Reboot s'est toujours appelé Reboot.

Ce n'est pas comme si c'était un drame, après tout. Un bug mineur, une corruption de données, ce n'est pas bien grave. Enfin, pas pour vous, alors ne vous inquiétez pas. Ce n'est pas contagieux. C'est juste lui. Juste Reboot.

Puis, ce n'est pas comme si ça empêchait sa bonne humeur, et son sourire. Car oui, la première chose que l'on remarque chez Reboot, c'est son sourire. Un sourire grand, des lèvres fines qui relèvent les joues, faisant sourire les yeux, faisant sourire le visage, vous faisant sourire aussi. Peut-être un brin trop optimiste, pour un tas de pixels, en réalité. Mais bon, il est comme ça, c'est le petit joyeux qui réconforte toute la bande, même s'il est plutôt chiant, à ne pas tenir en place. On pourrait le dire hyperactif, mais il est loin de ça, encore. Il n'arrête pas, avec ses mimiques, en bougeant ses mains pour illustrer chacune de ses paroles. Ça en serait presque fatiguant, à le voir bouger dans tous les sens sans jamais s'arrêter. Mais au final, il est adorable comme ça. Et ça ne serait pas Reboot, sans ses mouvements, ses grimaces et ses tics nerveux. Ce serait juste un joueur lambda... peut-être.

Et même si vous ne l'aimez pas, s'il vous aime, lui, il ira facilement vous harceler jusqu'à que vous trouvez ça adorable - ou non, et ça finira par se casser la gueule, et vous deviendrez pires ennemis du monde. Il aime bien ça, au fond, de venir vers l'inconnu, de faire des choses stupides à longueur de journées, mais qui "valaient le coup". Parce que oui, Reboot sans son impulsivité, ce n'est pas Reboot. Et il l'aime, son impulsivité chérie, celle qui le force à faire des conneries, en premier après sa mauvaise conscience. Les conneries aussi, ça fait partie de Reboot. Enfin, pas les trop grosses. Celles qui "valent le coup".

Et, bien évidemment, cette boule d'énergie n'a pas été faite que de vertus, il fallait s'y attendre - et c'est là que commence le plus drôle de cette séquence: son impatience. Il ne peut pas vous laisser deux minutes tranquilles, s'il vous a demandé quelque chose. Il ne peut pas vous laisser un jour tranquille, s'il vous a demandé quelque chose. Il vous harcèlera forcément, jusqu'à que vous le fassiez, et rapidement. Parce qu'en plus de ça, il s'énerve vite, quand il s'agit de quelque chose d'important. En même temps, c'est un peu comme tout le monde... non ?

Mais surtout, surtout... et peut-être, le pire de ses défauts... Il croit au grand amour. On peut lui dire ce qu'on veut, on peut tenter de le convaincre, il ne vous croira pas. Sur ce point, il fait la sourde oreille, ne vous entend pas, et ne veut pas accepter votre point de vue. Pour lui, le grand amour, le prince charmant (ou la princesse, hé), ça existe. Et il y a un "heureux pour toujours" à la fin, forcément. Alors... Heureux est l'imbécile qu'est Reboot pour toujours ?

#208 KO/S - 5119,9 MO SUR 5120 MO, 1 SECONDE RESTANTE;

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« Grigori, Grigori, tu te souviens de ta vie ? »

CHAPITRE 01: God gave me very specific instructions
██████████████ 15% - un an avant la disparition
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« ... get em' out of those bodies. »
Tu as toujours chanté plus fort que tu n'entendais. Essayais-tu, à tout hasard, d'entendre ta voix résonner contre les murs de la petite pièce ? Grigori, Grigori, tu te souviens du micro qui ne suivait plus ? Je me rappelle encore quand Matteo décrochait de sa guitare pour venir te frapper à l'arrière de la tête, en t'engueulant, tandis que Danielle s'étouffait dans son propre rire, derrière sa batterie imposante. Le son assourdissant du micro qui dérapait nous flanquait des maux de tête à n'en plus finir, le soir venu. Mais il y avait quelque chose qui compensait largement mes propres malheurs.

En me levant de mon siège, je riais déjà du visage que tu faisais, épuisé d'avoir trop crié. Je contournais aisément les fauteuils posés là, glissais sur le parquet ciré et m'approchais de la scène improvisée pour te féliciter, mais de toujours trop loin. « Quoi ? » que tu finissais par dire, avec cette moue spéciale, placée entre l'incompréhension et le désespoir. Tu as toujours chanté plus fort que tu n'entendais.

Eux, les autres, s'étaient habitués, et avaient fini par ne plus te parler jusqu'à que ce soit silence complet. Mais moi j'avais du mal à retenir ma langue pour te féliciter, te complimenter, ou même t'avouer que... j'avais toujours eu beaucoup de mal. Est-ce que c'est ça, qui t'a fait fuir ?

Tu finissais par éclater d'un rire cristallin, t'approcher de moi et me frotter les cheveux, en voyant mon visage dépité. Mes lèvres relevées vers le haut pour ne pas t'inquiéter, je te prenais dans mes bras frêles, et cachait ma tristesse sous mes paupières. Combien de fois m'as-tu menti en opinant du chef, alors que je te faisais une déclaration, dis-moi ?

Mais j'ai du mal à tout comprendre. Grigori, Grigori, tu te souviens de notre histoire, de nos promesses ? Grigori, Grigori, tu te souviens de nos rêves, de nos illusions ? Grigori, Grigori, tu te souviens de mon amour et du tien ? Grigori, Grigori, tu te souviens de nous ? Grigori, Grigori, tu te souviens de moi ?

« Ce n'est rien. Je te disais que tu chantais bien. »
... et que je t'aimais, plus que tout au monde, mon adoré.



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« Grigori, Grigori, tu te souviens de ta vie ? »

CHAPITRE 02: start sending roaches and mass destruction
██████████████ 30% - six mois avant la disparition
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« I did not burn the pictures I've made, I keep them in my very very secret garden... »
Et tu tapais sur la scène du pied, en chantant toujours trop fort, de ta voix puissante. Et tu savais que la salle était mal choisie, que le son se déplaçait mal, qu'il revenait trop vite, que le micro saturait, que Matteo râlait et que Danielle riait, que le public criait, mais toi tu t'en fichais. Tu t'emmêlais dans tes paroles, tu t'arrêtais, t'excusais, et tu reprenais, plus fort encore, tu ne t'entendais plus chanter. C'était magique. J'aimerais revenir à ces temps-là.

Et moi j'étais là, sur l'un de ces bancs, assis, inconnu dans la petite foule d'élèves. L'amphithéâtre du lycée était une bonne idée, au départ. Enfin, pas pour Danielle, qui frappait trop fort sur sa batterie, trop fort pour toi. Tu ne t'entendais plus, ça te gênait, déjà que tu n'entendais pas grand chose dans ce brouhaha. Mais ça te faisait sourire. Et autour de moi, les gens criaient, hurlaient, enregistraient, aussi. Ils parlaient de YouTube, Dailymotion et d'autres plateformes que je ne connaissais pas. C'était ça, le début de la gloire ?

Eh bien, je lui trouvais un goût amer. Tu étais là, proche, et éloigné, ça faisait plusieurs semaines que je ne t'avais pas touché, et si je décidais de me lever entre toutes ces têtes, faire tomber mon anonymat et crier ton prénom, tu ne m'entendrais pas, et je le savais très bien. J'aurais pu attendre, rester assis tout le long de ce "concert", et me dire que je te verrais ensuite. J'aurais pu patienter, voir tout le monde s'en aller, mais ça me démangeait. Et je voyais que tu commençais à fatiguer. Je savais que je n'aurais le droit qu'à trente minutes en privé, avant que Matteo ou Danielle ne vienne t'enlever, en te répétant qu'il faut ranger, rentrer, dormir, se préparer, demain, encore. Et ça m'épuisait. J'aurais voulu crier au monde entier que j'en avais assez, je voulais rejeter Matteo très loin, et t'emmener, te kidnapper, en sac à patates sur mes épaules, te faire voyager jusqu'à chez moi, et te faire l'amour, oh oui, au moins pendant trente nuits et trente jours. Tu le savais ? Grigori, Grigori, pourquoi tu es parti ?

Parce que moi je suis resté.
Et j'ai attendu.
Longtemps.



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« Grigori, Grigori, tu te souviens de ta vie ? »

CHAPITRE 03: I don't even care why they didn't repent
██████████████ 60% - quatre mois avant la disparition
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Je suis sincèrement désolé.
Et cela, pour tout ce que j'ai fait. Je suis sincèrement désolé pour avoir crié comme ça. Je suis sincèrement désolé pour t'avoir giflé devant Matteo. Je suis sincèrement désolé pour être parti sans rien dire. Je suis sincèrement désolé pour ne pas t'avoir appelé. Je suis sincèrement désolé, et cela, pour tout ce que j'ai fait.

Et je suis, non j'étais. Parce que je regrette encore, aujourd'hui, et je m'en rappelle encore, aujourd'hui, lorsque je me retrouve seul, à observer le ciel en me demandant si lui, il arrive à te voir. Grigori, Grigori, toi aussi tu penses à moi, quand tu observes le bleu du ciel ? Grigori, Grigori, tu te souviens de ta vie ?

Mais moi j'étais là, assis, une fois de plus, sur ce fauteuil, celui qu'on avait occupé, plus d'une fois, à l'abri des regards, habillés ou bien nus. Et je t'observais, le regard fixe, une boule dans la gorge. Je te voyais aller à droite, à gauche, crier, soupirer, t'arrêter, encore, continuer à nouveau. Puis tu te figeais, tu devenais rouge - de colère, de honte ? - tu commençais à gueuler, à nier, nier... nier quoi, au juste ? Tu me jetais de temps à autres des regards auxquels je ne savais pas donner de nom. Un coup inquiet, un coup en colère ; un coup de honte, un coup de fierté. Et tu lui demandais à ce qu'il répète, sans savoir si c'était pour ton handicap ou parce qu'il était allé trop loin... encore.

Tu fermais les yeux. Un, deux, trois, tout allait mieux. Un soupir en guise de réponse, et tu raccrochais, pour de bon, enfonçant la touche rouge à regret. Et c'est alors seulement que tu t'approchais de moi, te penchais pour embrasser mon front en caressant ma joue. J'ai gaffé, n'est-ce-pas ? Je suis sincèrement désolé. Et tout ça, ça voulait annoncer une mauvaise nouvelle.

« Tu ne vas plus pouvoir venir aux répétitions, ou... »

J'ai gaffé. Je suis sincèrement désolé.

« ... ou nous voir, tous les trois ensemble, tout simplement. »

Je vais gaffer. Je suis sincèrement désolé.

« On ne se voit presque pas, en dehors des répétitions. »

J'en ai assez. Je suis sincèrement désolé.

« Je sais. Mais Matteo veut que... »

Et je t'embrassais. Ahh, c'était si facile de te faire taire. Et de me faire taire, aussi. D'envoyer mon esprit très loin, et toutes ces réflexions désagréables. D'oublier, pendant un instant, une demi-heure, peut-être plus, et de ne pas penser à tous ces jours suivants, ceux où je me retrouverais seul, encore, à écumer mon répertoire vide, ou en cherchant un ami imaginaire dans mon appartement. Ou à t'envoyer des SMS auxquels tu ne répondrais pas.

C'est si bon, de murmurer à ton oreille que je t'aime, sans que tu ne m'entendes.



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« Grigori, Grigori, tu te souviens de ta vie ? »

CHAPITRE 04: spare no people 'cause we need the souls
██████████████ 85% - un mois et demi avant la disparition
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Je ne voulais pas. Vraiment. Je ne mens pas. Je ne voulais pas.
Avec tes répétitions, les petites rencontres que tu faisais ci et là, Matteo et Danielle, tes instants persos et les moments où tu dormais... on avait, quoi, une minute pour nous ? Peut-être moins encore, je ne sais pas. Combien de semaines que je ne t'avais pas vu ? Je ne comptais plus, en ramassant d'abord mon caleçon.

J'ai tenté de t'appeler pourtant, une première fois, à seize heures. J'étais là, assis au milieu de tout ce beau monde, voulant simplement qu'on me fiche la paix. J'avais pas envie qu'on me parle, j'avais pas envie qu'on me souhaite un joyeux anniversaire. Le seul que je voulais entendre, c'était toi, mais tu n'étais pas là... trop crevé, que tu m'avais avoué à regret. Je comprends Grigori, mais... mon anniversaire... c'est toi, mon cadeau. J'étais trop possessif, peut-être ? Je n'aime pas l'idée que c'est moi qui t'ait fait fuir. Je me pose souvent la question, pourtant, maintenant.

Désolé, que je répétais en enfilant mon sous-vêtement, cherchant des yeux le reste de mes habits. Non, franchement, je n'en avais jamais eu envie, je n'avais éprouvé aucun plaisir à faire ce genre de choses. Surtout avec ce mec, que je connaissais depuis... peut-être trois semaines, et auquel je n'avais mis encore de nom sur le visage. Comment il s'appelait ? Ma tête tournait bien trop pour me laisser réfléchir. C'est triste que ça commence et finisse comme ça. Est-ce-que c'est fini, mon chéri ?

Deuxième fois que j'ai essayé de t'appeler, dix-huit heures sonnait. Je regardais désespérément l'écran de mon téléphone dont la marque m'échappait, en comptant les secondes. Cinq secondes déjà. Tu ne répondrais pas. Alors pourquoi j'ai continué ? Aucune idée. T'étais fatigué, tu n'aurais pas répondu. Je suis stupide. Stupide, tu entends ? Ah, ma chemise. Cette foutue chemise que je brûlerais une fois chez moi. Je n'avais pas envie que tu me vois dans un habit qui avait été enlevé par un autre. Est-ce que je te le dirais ? C'était la question, celle qui me rendait triste et en colère à la fois. En colère contre moi-même, triste pour nous. J'y voyais une fin et un nouveau début. C'était vague. C'est encore vague.

Je ne savais pas où il avait balancé ma ceinture. Mais j'avais vraiment envie de la retrouver, pour être sûr qu'il ne me rappelle pas, pour qu'il ne me dise pas avec un grand sourire, une fois en face de toi: « Eh, voilà ta ceinture, tu l'avais oublié chez moi ! » Ahh, ce serait vraiment le pire, je pense. Et pourtant, j'avais beau regarder sous le lit, derrière l'armoire, dans les plis des draps où il dormait encore, je ne voyais rien, rien qui ne m'appartienne. Tant pis, je lui laisserais un mot, en disant de ne pas me rappeler. Et je rajouterais un « désolé. » tout en bas, si ça lui fait plaisir. Ça lui fait plaisir ? Ahh, tu as raison, j'en ai rien à foutre.

Et mon pantalon, encore un peu humide - combien de fois devrais-je le laver, avant de faire disparaître son odeur ? - Enfin, ça y est, je suis complet. Habillé, prêt à partir. J'ai hâte, déjà. Mais il fallait que je lui laisse un mot. Je ne me rappelais même plus de l'emplacement de rien - avait-il seulement du papier ? Ah, tant pis, va pour le SMS lâche, puis le supprimer de mon répertoire. Surtout le supprimer de mon répertoire. Alors je cherchais dans mes poches, tâtant les cuisses, avants, arrières. Et le voilà, entre mes mains, le dit portable, celui qui allait me sauver la vie. Juste la vie, pas les souvenirs. Ça resterait gravé dans ma tête, j'en étais sûr.

1 message. Pardon, quoi ? Quel message ? Qui ça ? Et je me sentais stupide en lisant les lignes. Ça me donnait envie de pleurer, de me jeter à travers la fenêtre de l'étage... je ne sais combien. Je regardais chaque smiley qui me narguait gentiment avec leurs sourires, les mots assemblés qui étouffaient mon coeur, et le destinateur, qui avait terminé de m'achever avec un grand coup dans la gorge...

« Hey ♥ Désolé, j'ai raté tous tes appels - je dormais, crevé. Je voulais me réveiller à quinze heures mais j'ai pas entendu le réveil... tu ne m'en veux pas trop ? - j'espère que ta fête était bien ? :D... parce que j'ai une surprise encore mieux chez moi, si tu te dépêches de venir ! ET CA ME FERAIT PLAISIR QUE TU TE DÉPÊCHES DE VENIR :DD ♥ »

Grigori. 21h26 le 1er Janvier. Bonne année.



0
« Grigori, Grigori, tu te souviens de ta vie ? »

CHAPITRE 05: Nothing will be left behind
█████████████ 95% - quelques heures avant la disparition
0
« Putain, déjà dix-sept heures, bordel ! »

Tu étais marrant, comme ça. J'observais la vanille s'échapper de ta bouche, lentement, couler sur ton menton, avant que tu l'essuies négligemment, alors que tu observais fixement ton portable, presque choqué par l'heure qu'il était. Tu envoyais un second SMS à Matteo, qui t'harcelait depuis une bonne heure déjà, second et dernier SMS, qui lui disait d'aller se faire foutre.

« T'as encore de la vanille sur la joue. »

Un sourire.

« Avoue, ça te donne des idées, hein. »

Un autre sourire. De ma part, cette fois.

« Ouais, un peu. Enfin, des idées, des projets futurs je dirais. Demain soir, t'es à moi, de toutes façons... »

Et tu riais, en rangeant ton engin, pour finir ta glace qui commençait à sérieusement dégouliner dans son pot. Glace de merde, de toutes façons. Enfin, ça avait toujours meilleur goût avec toi à côté. Je m'en fichais en réalité. J'étais là, tu étais là, c'était une fin d'après-midi parfaite. Finalement, tu me replaçais une mèche blonde derrière mon oreille en glissant un « T'es mignon mais... » discret dont je connaissais déjà la signification. Oui, c'est toi au-dessus, je sais.

Puis c'était venu subitement, comme ça, je ne sais pas exactement comment. J'avais relevé le regard, plein d'interrogations, et avais observé ton visage de jeune adulte un moment, caché par les mèches noires qui tombaient par dessus.

« Eh, tu vas faire quoi en rentrant ? Tu vois directement Matteo ? »

J'ai toujours été un grand jaloux. Je suis encore un grand jaloux. Tu devrais, tu dois le savoir, je pense, je suppose.

« Nan, j'vais jouer un peu à l'ordinateur en prévenant Mat' à la dernière minute. Histoire qu'il prenne bien son temps, tu sais ? J'aurais p'têt de quoi faire un raid. »

L'ordinateur. Autre grande passion dans ta vie, n'est-ce-pas ? Après moi, je voulais dire. Puis ensuite venait le chant, ou plutôt, ton groupe, "Reboot". J'aimais bien ce nom, avant. Je trouvais ça mignon, peut-être tout autant que toi.

« Et y a Danielle qui ramène son cul normalement, ils dorment chez moi après - mais t'inquiètes pas, Danielle et Matteo... j'crois qu'ils vont finir ensemble. Puis... puis demain on répète encore un peu, et j'suis tout à toi. Mon corps eeeeentier, ça t'plaît ? - et toi alors ? Tu fais quoi ? Pas voir Tristan, j'espère ? »

J'ai compté combien de fois j'ai ri, cette journée là. Trente-six fois. Et même si t'étais au courant pour ce qu'il s'était passé, tu me faisais rire. Beaucoup. Beaucoup plus que maintenant. Je n'ai jamais ri trente-six fois, depuis que tu es parti. Je sais que tu me donnerais des baffes, pour ça.

« Nah, arrête - j'vais me toucher jusqu'à l'épuisement, en pensant à demain. Bouarf, sinon, je sais pas... Peut-être te maudire parce que tu seras en retard -- »

Ah, trop tard, coupé. Tu t'étais relevé puis penché sur la table, proche de mon visage, pour m'empêcher de continuer. Sale fourbe, va.

« EN RETARD ? Moi ? Tu rigoles, là, j'espère ? »

Un sourire nerveux. J'avais envie de la faire, celle-là, depuis longtemps. Une promesse, que tu ne tiendras pas, à tous les coups, et qui me fera rire toute la soirée ensuite, quand je serais dans tes bras, à vingt-et-une heures.

« Tu promets ? Croix de bois, croix de fer ? »

Tu soufflais dans un sourire, amusé par mon comportement de gamin. J'ai toujours été un gamin. Et tu m'aimais comme ça. Alors ça allait, ça allait très bien.

« Si je mens, je vais en enfer. »

Et t'as menti.

#QUESTIONNAIRE;

que penses-tu de la reine ? « Quoi, de quoi une reine ? Quelle reine ? Y a une reine ? »
aimerais-tu l'avoir en face de toi ? « Ecoutez, je ne suis pas bien sûr qu'une reine existe vraiment, donc oui, j'aimerais bien l'avoir en face de moi pour qu'on me prouve son existence ! »
tes relations avec les autres camps ? « Euh... Les camps... euh... je connais que les rebelles, désolé. Ils sont sympathiques parfois, mais, euh... enfin, je sais pas contre quoi ils se rebellent. »
l'amour entre une ombre et un humain, tu en penses quoi ? « Eh bien... je... je ne sais pas, vraiment. Qu'est-ce que voulez-vous que je vous dise ? Des ombres, des humains, écoutez... c'est comme me demander "hun, tu aimes les homosexuels ?" - y a un problème, si on est une ombre ? »
aimes-tu les lasagnes ? « Ça va bien avec mes cheveux ! »
tu te sens bien dans Krash ? « Pourquoi je ne m'y sentirais pas bien ? Il y a des méchants, vous croyez ? »
un rêve que tu aimerais réaliser ? « Je me rappelle qu'on m'a demandé quelque chose... mais je ne me souviens plus de la chose en elle-même. »

#DON;
Ça défile, rapidement. Ça teste, ça s'arrête, ça repart, ça recommence trois fois, pendant quelques secondes, ça s'arrête à nouveau. C'est la bonne, cette fois. Ah, enfin, presque. Qui c'est ? Aucune idée. Après tout, c'est pas grave. Mais ça te fait toujours bizarre, d'avoir une soudaine poitrine.

Ahh, Shapeshifter, c'est vraiment un pouvoir amusant. Se changer en une personne de son entourage, et aller la voir, c'est toujours très rigolo. Ou en profiter pour faire quelques conneries, quand ça tombe -rarement- sur quelqu'un d'assez connu. Malgré tout, il reste toujours plus amusant quand ça tombe vraiment au hasard. Que ce soit un petit nouveau qui a fièrement rejoint le jeu, un mécano de merde aux cheveux rouges, ou un grand big boss super important que tu as déjà oublié. Le problème, c'est que tu commences à le contrôler, ce pouvoir. Et, forcément, c'est plus tellement au hasard que ça. Quelle idée t'as traversé la tête, quand t'as voulu apprendre comment le gérer ? Imbécile !

Mais heureusement, les bonnes choses ne durent jamais très longtemps. Sept minutes, tout au plus, assez pour faire des conneries qui resteront dans les ANALES. Ouais, tu te rappelles de ce coup de pute que tu lui avais fait, à celui-là, en allant vendre son corps à un autre mec ? C'était drôle, j'avoue. Et il l'avait cherché. En espérant juste que tu ne refasses pas ça, hein ? Croix de bois, croix de fer ?
« Si je mens, je vais en enfer. »
#MISS ALZHEIMER MANGE DE LA CERVELLE;
PRÉNOM OU PSEUDO: JE SUIS UN GARÇON.
COMMENT AS TU DECOUVERT KRASH ? PARCE QUE JE SUIS UN GARÇON.
DOUBLE-COMPTE ? NON, MON ZIZI ME SUFFIT.
PARRAINÉ ? Y A PERSONNE QUI VEUT DE MON ZIZI.
UN DERNIER MOT ? "Je suis une fi- AAAH, UN GARÇON" qu'elle dit, la madame sur le gif.

Pwnd (Mae Shi) by Nero's Day At Disneyland on Grooveshark

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Dernière édition par Reboot le Jeu 14 Fév - 3:23, édité 23 fois
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MessageSujet: Re: REBOOT ✘ dans le doute, reboot !   Lun 28 Jan - 8:32


OHlala comme je t'aime ♥ Reboot est magnifique *____* J'adore j'adore 0/
Et j'attends la suite de ta fiche, vite è____é


ABSENT DU 15 AU 26 JUILLET.
Merci de pas me mp' pendant ces dates ♥️

▬ When you speak of him, you look so happy, it’s good that you can be this happy. You say you really love him, want to be with him forever. You trust him completely, your friends all know that guy. It’s so obvious, why can’t you see. They say love is blind, Oh baby, you’re so blind.

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MessageSujet: Re: REBOOT ✘ dans le doute, reboot !   Lun 28 Jan - 11:33


Mon amour. Je t'aime. ♥ Tu pues la classe chou. ♥
Sauf que là tu vois je me réveille, et le fou rire causé par GRIGORI GZAVIER m'as un peu fait vomir tellement c'était violent. MAIS JE T'AIME QUAND MÊME.
Alors dépêches de faire cette fiche que je puis enfin avoir le rp avec toi que j'attends depuis X années.
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MessageSujet: Re: REBOOT ✘ dans le doute, reboot !   Jeu 14 Fév - 3:24


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MessageSujet: Re: REBOOT ✘ dans le doute, reboot !   Jeu 14 Fév - 4:27


BIENVENUE BRO !
Bah voilà quoi. Je t'aime. J'aime Reboot. J'ai hâte de pouvoir faire nos petits rp's. ♥ ET DE TE BAIS/PAN/. Voilà voilà, tu peux aller t'amuser Amour. ♥
OUBLI PAS TA FICHE DE LIENS. Love u. Brofist.

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MessageSujet: Re: REBOOT ✘ dans le doute, reboot !   


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REBOOT ✘ dans le doute, reboot !

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