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 I'm all alone and I need you now. [ KRYSE ♥ ]

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CALL ME; [ Perséphone ]

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MessageSujet: I'm all alone and I need you now. [ KRYSE ♥ ]   Sam 23 Fév - 22:05


I'm all alone and I need you now.

Krysenthem & Perséphone


    Encore une journée trop longue. En tout cas au goût de Perséphone. Encore une fois, et ce comme tous les jours depuis sa mise en service au Palais, elle avait passé des heures à nettoyer les moindres recoins de la demeure d’Alice. Encore et encore. A vrai dire, elle faisait tellement souvent ces gestes, répétitifs, qu’elle finissait par les faire mécaniquement. A la manière d’un robot. Heureusement qu’elle avait un autre objectif en tête pour se distraire de ces tâches ménagères, sinon elle serait devenue folle depuis longtemps tant c’était répétitif. Seulement voilà… Aujourd’hui, elle n’avait rien trouvé de croustillant. Aucune information intéressante, aucun tuyau qui pourrait servir à la rébellion. Rien. Nada. Que dalle. Et c’est en se glissant sous ses draps vers vingt et une heure que Perséphone eu ce sentiment désagréable de n’avoir rien fait de sa journée.
    Ses yeux orangés fixant le plafond, regardant les minutes projetées de son réveil défiler, elle finit par gonfler les joues d’un air boudeur. Elle ne pouvait décidemment pas se coucher ainsi, avec ce sentiment d’inutilité qui lui tordait l’estomac et lui creusait l’esprit. Sur ce fait, elle se redressa vivement et se dirigea vers son armoire qu’elle ouvrit d’un geste vif. En moins de dix minutes, l’Ombre avait enfilé un jean, une chemise, des tennis, une veste de survêtement, et avait quitté l’appartement.

    Rabattant sa capuche pour dissimuler un peu ses cheveux écarlates, elle s’engagea dans les rues du Secteur A en silence, finissant par arriver à l’endroit qu’elle cherchait. C’était l’entrée d’une sorte de labyrinthe de canalisations qui permettaient de rejoindre le Secteur C avec un maximum de discrétion. Certes, il fallait marcher courbé sur tout le long du trajet, plusieurs centaines de mètres, quelques kilomètres même. Mais si des courbatures étaient le mince prix à payer pour autant de discrétion, Perséphone était prête à se taper une scoliose pour le restant de sa vie sans aucun souci.

    Lorsqu’elle sortit du dédale souterrain, Perséphone inspira l’air frais de la nuit avec délice, avant que son cerveau ne la rappelle à l’ordre : des pixels. Rien de plus que des pixels. Rien de moins que des signaux électriques. Maintenant, elle pouvait enlever sa capuche et, par réflexe, elle attacha ses cheveux en tresse qui pendait par devant son épaule droite. Puis elle se mit en marche, arrivant rapidement au cœur de Black Station. De nuit comme de jour, le Secteur C était terriblement actif et la rouquine n’eut vraiment pas l’impression qu’il était maintenant plus de vingt-deux heures.
    Hm. Que faire ? Certainement pas l’un de ses bars et bouibouis dégoûtants. Elle avait peut-être rejoins la rébellion, mais elle avait toujours des normes à respecter en ce qui concernait l’hygiène et la bonne compagnie.
    Le Myosotis, encore moins. Elle n’était pas du genre à se payer une prostituée et en plus, elle n’avait vraiment pas envie de croiser Apple ce soir. Quoi qu’il aurait sans doute des infos pour elle… Mais non. Elle n’en avait vraiment pas envie. A cette heure-ci, Stargazer était sans doute occupé, donc pas de garage, et elle n’avait pas non plus envie d’aller toquer chez Virus –quelle idée saugrenue. De ce fait, et plus par dépit qu’autre chose, elle se rabattit sur le Marché Noir.

    Tournant donc les talons vers la droite du centre de Black Station, elle se dirigea vers le marché. Qui sait, elle choperait peut-être deux trois choses intéressantes à l’oreille, et elle trouvait ça toujours chouette de fouiller parmi la marchandise, même si elle n’achetait jamais rien. Certes, le Marché Noir n’était peut-être pas l’endroit idéal pour qu’une jeune fille se promène, mais ce n’était pas la première fois qu’elle y venait, et de toute façon, son jean informe et sa veste trop large n’attireraient pas l’attention sur son corps trop alléchant pour certains.
    De ce côté-là donc elle ne risquait rien, et c’est donc avec un esprit relativement en paix qu’elle se pencha sur un étal où se trouvaient des pièces mécaniques. Peut-être qu’il y avait quelque chose qu’elle pourrait ramener à Stargazer ou même à Light pour son speeder dans le lot. Hm. Non, rien de bien intéressant. Une prochaine fois peut-être. Perséphone avait cette manie de toujours penser à tous ces gens qu’elle côtoyait depuis qu’elle avait secrètement quitté les filets d’Alice. Qu’elle les apprécie comme Star et Light, qu’elle ne puisse pas les encadrer comme Virus, ils faisaient désormais tous partie de sa vie, et d’une certaine manière, elle les aimait.
    Elle ne pensait pas qu’on ait inscrit l’ « amour » ou même l’ « amitié » dans son programme d’Ombre, et le fait qu’elle se sentait attachée à tous ces gens lui conférait un certain sentiment de victoire. Tout comme le fait qu’elle ait ouvert les yeux sur les agissements d’Alice et qu’elle conspire maintenant à son encontre, le fait de ressentir des « sentiments » pour des Humains et d’autres Ombres faisait pleinement partie de sa rébellion. De cette façon, elle pouvait prétendre haut et fort, et à raison : « Je ne suis pas un objet ».

    Sur cette pensée qui lui tira un sourire, Perséphone détourna son attention de l’étalage de mécanique pour continuer son fanage. D’un pas léger, elle dépassa un établi bancal où trônaient de nombreuses bouteilles d’alcool et autres substances, et encore toute à ses pensées, ne pût que sursauter quand elle sentit une main s’abattre sur son épaule. La rouquine se retourna vivement et se retrouva donc face à trois hommes, à l’hygiène visiblement douteuse, et à l’apparence hostile.

    - Je peux vous aider ? s’enquit Perséphone, droite comme un « i » comme à son habitude, alors qu’elle haussait un sourcil.

    - Je crois bien que oui, répliqua l’homme du milieu, un chauve avec un piercing à l’arcade, esquissant un grand sourire narquois. Mes copains et moi on a quelques questions pour toi, alors tu vas nous suivre gentiment, Ombre.

    - Perséphone. J’ai un prénom moi aussi, cracha presque la concernée, en croisant les bras, bien résolue à ne pas bouger de la rue principale du marché. Et je ne vois pas pourquoi nous pourrions pas discuter ici.

    Seuls des rires gras accueillirent la réponse de la rouquine qui, dans la seconde suivante, se sentit littéralement soulevée du sol. Les deux autres hommes, sur un signe de leur « chef » avaient attrapés les jambes et les bras de Perséphone pour l’embarquer dans une ruelle adjacente, sombre, puante, pas très accueillante en somme.
    Rapidement, et même si elle avait beau se débattre du haut de son mètre soixante-treize, Perséphone se fit maitriser et son dos rencontre violemment le mur en pierre de la ruelle. Chacun des deux hommes lui tenait un bras, tendus, comme si on aurait voulu l’écarter, et le chauve se plaça face à elle. Il aurait pût être séduisant, sans cet air hostile, et son haleine puante. Perséphone ferma les yeux alors que l’homme l’empoignait fermement par le menton.

    - Regarde-moi, Ombre, ordonna-t-il avec un rictus, comme si elle n’était… Strictement rien de plus qu’un insecte.

    - Perséphone, souffla-t-elle comme simple réponse, si bas que ce fut à peine audible et que les trois hommes s’entre-demandèrent si l’un ou l’autre avait compris ses mots. Cela poussa la rouquine à bout de nerfs, elle qui avait déjà passé une sale journée, et qui ne s’attendait vraiment pas à se faire prendre ainsi dans une ruelle pour… pour quel motif ? Elle n’en savait fichtre rien, mais elle se doutait qu’elle allait bientôt le savoir, étant donné que la prise du chauve se déplaçait sur son cou pour y faire pression, lui demandant de répéter ce qu’elle avait dit et que personne n’avait entendu. [color=teal]J’ai dit que je m’appelait Perséphone,[./color] articula-t-elle péniblement sous l’étau de chair autour de sa gorge.

    - Peu importe, Ombre. On veut juste savoir ce que tu viens fouiner dans le coin. On te vois un peu trop souvent par ici, susurra le chauve d’un air mauvais. Tu viens espionner pour ta Reine adorée c’est ça ?

    Perséphone aurait éclaté de rire si elle n’avait pas aussi mal à la gorge. Alors c’était donc ça ? On la prenait pour une espionne ? Bien sûr, qu’elle était une espionne, mais pour le compte de la rébellion, pas celui d’Alice. Seulement ça, elle ne pouvait pas le crier sur les toits. Donc forcément, qu’on la coince dans une ruelle de cette manière violente en la prenant pour un cafard, ça faisait partie du jeu. C’était le risque.

    - Je n’espionne pas… pour Alice… Vous n’avez pas… Besoin d’en… Savoir plus, réussit-elle à articuler avec difficulté, le souffle court. Alors si vous… Pouviez me lâcher… Ce serait… Très aimable de votre…

    Une gifle l’interrompit. Ah ça, elle ne l’avait pas vu venir ! Le chauve, prenant ses paroles pour un insolent mensonge, avait jugé bon d’asséner une gifle monumentale à la jeune Ombre. Lui tirant un cri étouffé, le coup lui fit voir noir pendant plusieurs secondes alors que sa tempe allait cogner contre les briques sous l’élan. Légèrement assommée, Perséphone perçut un éclat argenté du coin de l’œil et quelques mots.

    - Si tu bosses pas pour Alice, on va pouvoir t’enlever ce foutu code barre…

    La panique l’envahit. Non, non pas ça ! Son code barre, c’était tout. Non pas parce qu’il était sa marque de fabrique, et qu’il la reliait à Alice non. Mais c’était grâce à ce code barre, qu’elle pouvait rester au Palais et glaner des informations utiles pour la rébellion. C’était grâce à ce code barre sur sa nuque qu’elle pouvait prétendre être dans le camp d’Alice, et faire son boulot de cafard au Palais. Sans lui, elle ne pourrait plus rien faire. Sans ses traits et ses chiffres, elle deviendrait totalement inutile à la rébellion. Elle ne pourrait plus se battre contre Alice, et elle ne pourrait plus se battre contre Krash.
    Elle avait besoin de ce code barre. Mais surtout, elle avait besoin d’aide, et vite.
    Pitié. N’importe quoi. N’importe qui.
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CALL ME; [ Krysenthem ]

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MessageSujet: Re: I'm all alone and I need you now. [ KRYSE ♥ ]   Sam 23 Fév - 23:24


Perséphone & Krysenthem
Plonger son regard dans l'innocence, c'est ne plus pouvoir lui tourner le dos, jamais.

Les ténèbres.
Le silence.
C’était un choix que de s’être enfermé dans sa chambre, d’avoir fermé les volets, et éteins la lumière. C’était un choix que de s’être allongé dans la pénombre et de fermer les yeux. Et faire le vide. Parfois, ça faisait du bien. Parfois, il en avait besoin. Tout le monde a besoin d’être seul, de temps à autre.
Mais il avait beau tenté de ne penser plus à rien et de se détendre, il n’y arrivait pas. Jamais. Il y avait toujours un problème qui revenait. Et si ce n’était pas Alice et ses agissements, le fantôme de Zelda, qui ne semblait jamais vraiment avoir quitté le conseil tant elle était resté dans le cœur de chacun, c’était autre chose. Et l’ennui, c’était qu’il n’arrivait pas à mettre le doigt sur quoi.

« Notre séjour ici affecte notre mémoire. »
Il ne pouvait s’empêcher d’y songer. Et si c’était ça ? Et si c’était simplement quelque chose ayant un rapport avec son passé qui le hantait de la sorte ? Ou simplement l’idée qu’un jour, il oublierait peut-être qu’il avait été humain, avant d’être aspiré ici. Etait-ce seulement possible ? Il n’en savait rien, et c’était bien là le problème. Tout ce qu’il savait, c’était qu’il devait faire payer à Alice la mort de Zelda. Et rentrer chez lui, retrouver « son monde » et les personnes qui l’attendaient probablement là-bas.
Krys avait cet avantage de savoir qu’il ne serait pas seul en rentrant chez lui. Car il avait beau tout oublié, s’il rentrait, son frère rentrait avec lui. Quoi qui les attende dans le monde réel, quoi qu’ils aient oubliés, ils seraient ensemble. Et c’était rassurant.
C’était assez pour lui donner sa volonté, sa détermination de faire tomber Alice.

Et à ses pensées, malgré la fatigue et le besoin de repos qui l’accablait, il se redressa dans son lit et chercha à tâtons l’interrupteur pour la lumière. Son regard agressé se détourna un instant de la lumière dès lors que ses doigt fins c’étaient posés sur l’objet convoité. Il ne pouvait pas rester ici à rien faire. Qu’importe qu’il ait besoin de repos ou non, ça n’était pas possible. Ca ne lui ressemblait pas. Il avait besoin d’agir. De tout faire. De réfléchir à un plan, de récolter des informations, n’importe quoi. Ainsi il quitta son lit, enfila un jean et une chemise, et hésita un moment avant de quitter la pièce alors qu’il contemplait les peluches alignés sur l’étagère.
Avec un petit sourire, il soupira. Et finalement, résigné, il tendit le bras pour attraper l’une d’elle, un adorable petit lapin roux. Pour concevoir un plan parfait, il fallait des informations. Et ils ne seraient jamais trop de deux pour en récolter. Aux premiers abords, il n’aurait jamais songé qu’un tel don lui serait si utile. Mais ce n’était pas si mal, finalement. Pouvoir donner vie à ce genre d’objet inanimé avait un petit quelque chose de plaisant, à la longue.
L’effet fût presque instantané. Et c’est ainsi, un petit lapin sur ses talons, qu’il quitta la pièce.

Il n’eut aucun mal à rejoindre le secteur C. Aux premiers abords ce n’était peut-être pas le meilleur endroit pour récolter des informations, mais l’heure tardive ne lui permettait pas de se rendre au secteur A, et de toute façon il ne serait certainement pas passé inaperçu. Et ni lui, ni les autres, n’étaient désormais les bienvenus dans le petit monde d’Alice. Un choix qu’ils avaient fait ensemble.
Ce qu’il appréciait, dans ce secteur étant pourtant le plus pauvre de tous, c’était que quel que soit l’heure il était toujours animé. Il s’y passait toujours quelque chose. Et il n’était pas exclu, de ce fait, qu’il y rencontre quelques espions envoyés par Alice. Ce n’était pas vraiment qu’il pensait en trouver un, mais plutôt qu’il l’espérait. En cette heure tardive, hanté par ses démons, il n’avait pas véritablement autre chose à quoi s’accrocher.
Alors il se promenait, mains dans les poches. Et il écoutait les conversations, toutes les conversations, en espérant qu’une bride de conversation louche lui parvienne. Pour pouvoir agir. Tout comme la peluche était partie de son côté pour être ses oreilles ailleurs. Dans ce genre de situation, on n’est jamais trop de deux.
Et il s’était félicité d’avoir pris cette peluche avec lui lorsqu’elle revint face à lui pour lui faire parvenir une information cruciale. Peut-être pas pour la rébellion en elle-même, mais pour l’un de ses membres. Et quelque part, il s’en serait sans doute voulu d’apprendre, plus tard, ce qui aurait pu se passer s’il n’était pas intervenu, ce soir-là. Il s’en serait voulu d’avoir été si proche d’elle et de n’avoir rien remarqué. De ne pas avoir pu la sauver.
Et c’est un seul mot, prononcé par le lapin en peluche, qui a fait que les choses se sont déroulées autrement.
    « …Danger. »
Le membre du conseil des sept n’avait pas saisit tout de suite. Incrédule, il avait d’abord regardé le petit objet animé sans véritablement réagir. S’il avait eu le mérite de le faire redescendre sur terre, il n’en avait pas réellement saisi le sens du message. Juste le fait qu’on lui avait adressé la parole. Intrigué, il lui avait alors simplement lancé un regard interrogateur. Il n’eut pas besoin de prononcé un seul mot pour que le petit animal ne le comprenne et répète cette information si cruciale.
    « Danger.
    - Je te suis.»
Et s’il était élancé au milieu de la foule de personne à la suite de son fidèle compagnon. Sentant l’urgence dans ce simple mot prononcé sans émotion aucune, il ne s’était pas gêné pour bousculer les passant un peu trop encombrant qui le gênait dans son avancée au travers des rues du secteur C.
Il ne pouvait nier s’être demandé qui était en danger. Et il avait d’abord immédiatement pensé à l’un des membres du conseil. Mais sans véritablement y croire. Dans le secteur C, le secteur presque attitré aux rebelles ? C’était impossible que l’on s’en prenne à l’un deux. Alors qui ? Cette question l’avait presque hanté.
Jusqu’à ce qu’il s’arrête devant cette ruelle sombre et abandonnée. Ou presque.

La première information qui lui était alors parvenue, c’était la menace prononcée par l’un de ses occupants.
    « Si tu bosses pas pour Alice, on va pouvoir t’enlever ce foutu code barre… »
Et alors, les choses c’étaient enchaînées très vite. En un coup d’œil il avait compris ce qui se tramait ici. En voyant cette jeune femme à la longue chevelure rousse, il la reconnue tout de suite. Perséphone, l’une des espionnes infiltrée dans le domaine de la Reine lui-même. Et ces trois brutes épaisses…Certainement des rebelles qu’il n’avait jamais rencontrés auparavant. Du moins, leur attitude des plus scandaleuses envers la douce Perséphone ne laissait planer aucun doute là-dessus. Et cette simple idée commençait à elle seule à lui faire perdre son calme.
Sans laisser Chronos se faire s’écouler davantage de temps, il s’était avancé d’un pas assuré vers ce petit groupe et avait saisi le poignet de celui qui venait de prendre la parole avant qu’elle ne puisse se poser sur la jeune femme, ne supportant pas cette simple idée. S’il avait pu assister à la gifle, aucun doute qu’il n’aurait pas été aussi « gentil » avec cet homme dont il ne savait rien.
Serrant son point pour resserrer son étreinte et donner, grâce à la douleur, plus d’impact à ses mots, il posa sur l’agresseur un regard glacial.
    « Elle est avec moi. » dit-il avant de tourner la tête vers les deux autres « Lâchez-la. »
Et, entre son regard menaçant et sa voix autoritaire, les hommes ne purent que s’exécuter, probablement perdus. Et alors que les deux hommes « libres » s’excusaient en faisant déjà quelques pas en arrière en guise en précaution, Krysenthem consenti enfin à lâcher le troisième, qui n’eut le temps de dire quoi que ce soit. Déjà il lui tournait le dos pour s’enquérir de l’état de son informatrice. Caressant doucement une joue rougie du revers de la main, il plongea son regard dans le sien avec tendresse et inquiétude.
    « Est-ce que tout va bien ? »
Il lui suffisait d’un mot, un seul, et il pourrait faire payer à celui qui avait fait ça d’avoir osé posé la main sur elle. On ne frappe pas une femme. Jamais. C’était l’un des premiers principes qu’il défendait, l’une de ses valeurs les plus profondes.
Mais, on ne peut agir sans preuve, et même s’il avait une petite idée du coupable d’un tel acte, il ne pouvait en être sûr. C’était la même chose pour tout, c’était ainsi qu’était fait sa logique.
Cet acte était monstrueux. Mais il ne pouvait se résoudre à le punir sans preuve irréfutable. Agir sans être capable d’être certains que ses actes sont justes et réfléchis peut mener à une perte certaine.
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CALL ME; [ Perséphone ]

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MessageSujet: Re: I'm all alone and I need you now. [ KRYSE ♥ ]   Dim 24 Fév - 10:50


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Krysenthem & Perséphone


    Perséphone s’était toujours dit que, si jamais ça devait en être finit d’elle, c’était parce qu’Alice l’aurait découvert. Ou même Zack bien sûr. Ou même parce qu’Intox aurait fini par la trahir pour l’obéissance envers sa Reine Mère.
    Jamais, au grand jamais elle n’aurait pensé qu’elle se ferait attaquer par des rebelles au fond du Secteur C qui la prendrait pour une espionne d’Alice. Et pourtant.
    Ils étaient là, tous les trois, deux la tenant fermement par les bras alors que le troisième avait visiblement l’intention de lui charcuter la nuque pour lui enlever son code barre. Si dans l’esprit de l’Ombre, c’était la panique totale, de l’extérieur, elle n’essayait plus de se débattre. Premièrement, il y avait cette gifle qui l’avait à moitié assommée, faisant trembler sa mâchoire et son crâne. Deuxièmement, il y avait les deux gorilles qui la maintenaient avec force et la maitrisait sans problème, essayer de se libérer était vain d’avance. Et pour finir…. Elle ne pouvait même pas leur en vouloir. Elle ne pouvait pas en vouloir à ces hommes d’agir violemment avec elle. C’était légitime.
    C’était légitime car c’était la peur qui coulait à présent dans leur veines et les pousser à croire que Perséphone était une Partisante. Une peur grandie par la haine qu’ils avaient envers Alice.

    « Regarde Alice. Regarde ce que tu as fait des Hommes. Tu voulais un paradis ? Tu ne réussis qu’à faire l’enfer. Tu les as rendus paranoïaques. Tu les as rendus violents. Tu les as rendus fous. »

    Presque résignée, Perséphone essayait déjà de réfléchir à ce qu’il se passerait quand elle se pointerait au Palais avec la nuque tailladée. Il était hors de question qu’elle prétende que des Rebelles l’avait capturée pour lui faire cela, même en faisant croire qu’elle ne faisait alors que rentrer chez elle, au Secteur A. Tout d’abord parce que cela ne ferait que renforcer la fureur d’Alice envers les Rebelles : on ne touche pas à ses jouets. Et elle se devait de protéger la rébellion, coûte que coûte. Ensuite… Ensuite parce qu’elle ne pourrait sans doute pas. En revenant au Palais ainsi dès le lendemain, il n’y avait nul doute qu’elle serait directement envoyée au laboratoire pour des analyses, et puisqu’elle n’aurait pas eu le temps de se faire nettoyer par quelqu’un de la rébellion avant, et qu’en la scannant, les rats de laboratoire d’Alice découvrent ce qui c’était passé ainsi que son double-jeu.
    Alors elle était coincée ? Que devrait-elle faire ? Ne pas rentrer ? Rester au Secteur C et se terrer, inutile à la cause qu’elle défendait alors maintenant bec et ongle ?

    Voilà où la rouquine en était de sa réflexion intérieure, attendant de sentir le métal froid de la lame contre sa nuque quand elle perçut des pas à l’entrée de la ruelle. « Et de quatre… Une véritable petite sauterie… » pensa-t-elle amèrement.
    Mais la voix qui retentit quelques secondes après eut le don de la tirer de la torpeur dans laquelle elle était plongée.

    - Elle est avec moi. Un bref silence durant lequel Perséphone ouvrit les yeux. Il avait tourné la tête vers les deux gorilles qui la tenaient et, bien qu’elle avait déjà reconnue sa voix –elle l’aurait reconnue entre mille sans doute- la vue de cette chevelure verdoyante la submergea d’un tel soulagement qu’elle crut qu’elle allait défaillir. Lâchez-la.

    Sa voix était sans appel, et tellement menaçante qu’aussitôt, Perséphone se sentit libre et ses pieds touchèrent le sol avec joie. Alors que les deux hommes qui la tenaient reculaient en s’excusant, elle ne put retenir un gémissement de douleur. C’est qu’ils avaient une sacrée poigne ces deux-là, et la rouquine sentait ses poignets et ses avant-bras à vifs alors que ses épaules et ses omoplates la tiraillait. Sans compter sa joue douloureuse qui devait être enflée et sa… Perséphone sursauta en poussant un glapissement de surprise et de terreur mêlée en sentant une main glisser sur la-dite joue. Et puis un soulagement. Ce n’était que son sauveur. Elle n’avait pas remarqué qu’il avait lâché le chauve et s’était tourné vers elle. A présent, il avait passé le revers de sa main sur sa joue enflée et en avait profité pour plonger son regard d’émeraude dans le sien. Perséphone y décela sans problème de l’inquiétude, et une certaine tendresse, suivit de quelques mots.

    - Est-ce que tout vas bien ?

    Si tout allait bien ? Elle avait eu la peur de sa vie. Elle s’était déjà imaginée inutile pour la rébellion et découverte par Alice. Elle avait mal aux poignets, à la gorge, aux épaules, au crâne. Elle avait mal partout. Elle était fatiguée. Elle avait envie de pleurer et…
    Et elle se redressa, se retrouvant de nouveau droite comme un « i », et enfourna ses mains dans la poche unique avant de sa veste pour se donner une contenance et faire en sorte que ses bras arrête de trembler –ça allait être pratique à cacher ça, au Palais… Voilà, droite, et ne pas lancer de regard à ces hommes en arrière-plan.

    - Krysenthem…

    Merde. Sa voix. Elle n’allait pas du tout. Comment on peut avoir l’air d’aller bien si on a la voix qui tremble, rendue rauque à cause de l’étranglement, et qui semble plus pleurer que si on fondait en larmes ? On ne peut pas. Perséphone se racla la gorge, retint une grimace de douleur qu’elle transforma en une esquisse de sourire –certes pas très convaincant, mais elle faisait au mieux- en pencha légèrement la tête sur le côté.

    - Oui, ça va. Elle maitrisait déjà un peu mieux sa voix, qui ne tremblait plus, et semblait plus ferme. Je vais bien… Merci.

    Seulement, si elle réussissait à mieux contrôler sa voix, ainsi que son corps tremblant… C’était autre chose de ses yeux. Elle ne pouvait pas cacher dans ses iris qu’elle avait eus peur, et qu’elle avait toujours peur. Elle ne pouvait pas cacher qu’elle manquait de fondre en larme d’un moment à l’autre. Elle ne pouvait pas cacher qu’elle avait mal. Elle ne pouvait pas non plus cacher son soulagement et sa reconnaissance, mais ça ce n’était pas un mal.
    Elle ne pouvait pas cacher tout ça, et Krysenthem avait son regard dardé dans le sien. Seulement, elle ne voulait pas que ça aille plus loin. Perséphone détestait la violence de base, et elle voulait en finir avec cette histoire au plus vite.
    De ce fait, la rousse lança un regard en coin vers la sortie de la ruelle avant de revenir sur le visage de Krysenthem d’un air quelque peu suppliant malgré-elle, ajoutant tout bas :

    - Je vais bien, répéta-t-elle. Allons-nous en… S’il te plait.

    Entre-temps, Perséphone avait ôté une main de la poche de sa veste pour accrocher ses doigts fins au haut de Krysenthem. Elle espérait qu’il n’insiste pas plus auprès des trois hommes, et qu’il l’accompagne pour quitter cette ruelle. Ils n’avaient pas besoin de plus, savoir que Perséphone était avec un membre du Conseil leur suffisait largement. Et puis, elle ne leur en voulait pas et comprenait pourquoi ils avaient agi ainsi. Alors ce n’était pas la peine d’insister.
    Tout comme Krysenthem l’avait fait précédemment, la rouquine plongea son regard dans le sien en attendant sa décision.

    Elle avait eu de la chance que ce soit lui qui passe par là. Elle n’était pas sûre que quelqu’un d’autre aurait ainsi agit en sa faveur. Pour beaucoup, même en connaissant son double-jeu, elle n’était rien de plus qu’une Ombre. Ceci dit, elle avait longtemps pensé que pour les membres du Conseil ainsi que Krysenthem, c’était la même chose. Après tout, elle ne venait vers eux que pour leur donner des infos qu’elle pouvait récolter chez Alice, rien de plus, rien de moins. A vrai dire, ils l’intimidaient un peu, et elle se sentait toujours toute petite et insignifiante lorsqu’elle allait les voir. Les membres du Conseil l’impressionnaient plus qu’Alice et toute sa clique de toutous.
    Et parmi eux, il y avait donc Krysenthem. Avec sa chevelure aussi verte que celle de Perséphone était d’un orange écarlate, et tout comme elle, ses iris avaient la même couleur que ses cheveux. Des membres du Conseil, Krysenthem était celui avec lequel Perséphone avait le plus d’interactions. Mais cela ne dépassait jamais le stade purement professionnel bien entendu. Elle donnait les infos, et lui en faisait ce qu’il avait à faire. C’était tout, et pourtant, même si il l’intimidait comme tous les autres membres, la rouquine appréciait Krysenthem, qui lui disait bonjour comme à un égal.

    Ceci dit, elle n’aurait jamais pensé pour autant qu’il vole à son secours comme un preux chevalier comme il venait de le faire. C’était une surprise, une très bonne surprise, et déjà Perséphone se sentait remplie d’une reconnaissance éternelle.

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MessageSujet: Re: I'm all alone and I need you now. [ KRYSE ♥ ]   Dim 24 Fév - 12:31


Perséphone & Krysenthem
Plonger son regard dans l'innocence, c'est ne plus pouvoir lui tourner le dos, jamais.

Il ne l’avait jamais vu ainsi.
Les rares échanges qu’il avait eu avec Perséphone avait beau être brefs, cela ne l’avait pas empêché de se faire une idée sur la jeune femme. Et il n’aurait jamais cru se retrouver face à elle dans cet état. Ce n’était pas parce qu’il ne la connaissait pas qu’il ne voyait pas son courage, ou encore combien elle était forte. Peu d’Ombres seraient capable d’agir comme elle le fait. Peu d’Ombres auraient le courage de rester au Palais pour y récolter des informations à soumettre aux rebelles. Il y avait trop de risques, avec Alice, avec la Reine.
Et pour ça il l’avait toujours respectée. Mais pas seulement. Il avait appris à l’apprécier, également. Sans véritablement la connaître il en était venu à l’apprécier pour ce qu’elle était, pour ce qu’il connaissait d’elle. Pour son professionnalisme, comme pour ses sourires. Et pour tous ces petits « je ne sais quoi » qu’il n’aurait su définir mais qui faisait de la rouquine ce qu’elle était au quotidien.
Et à présent il la voyait sous un tout nouveau jour. Il la voyait comme il n’aurait jamais pensé la voir auparavant. Il la voyait fragile, blessée. Il la voyait sensible, innocente…
Il la voyait humaine. Et son affection pour elle n’en fit que s’intensifier, tout comme sa haine envers ces brutes épaisses.

S’il aurait pu mettre fin à ses souffrance il l’aurait fait sur le champ. S’il avait pu effacer ces souvenirs déplaisants, tout comme les maux dont elle avait été victime en cette soirée néfaste, il l’aurait fait sans hésiter. Mais il n’en était pas capable. Et dans l’état actuel des choses tout ce qu’il pouvait faire c’était tout arranger du mieux qu’il le pouvait. Faire passer la douleur il n’en était pas capable. Effacer ces souvenirs non plus. Mais, en revanche, il pouvait s’arranger pour rattraper cette mauvaise soirée. Pour lui créer de délicieux souvenirs qui viendront apaiser ne serait-ce qu’un peu ceux-ci.
Mais pas seulement.
Il pouvait aussi s’arranger pour que plus jamais personne n’ose toucher à un seul de ses cheveux. Et ce n’était pas bien difficile en soit. Dans le secteur C les membres du conseil étaient connus, au même titre que Mercure. Il lui suffisait de faire comprendre à ces ignorants qu’elle était avec lui. Et pour ça, rien de tel que se montrer en publique à ses côtés. Les rumeurs feraient le reste. Il suffisait d’une soirée, et tout le secteur C serait au courant rapidement.
Il suffisait d’une soirée, et pourtant l’idée de la revoir de temps en temps lui effleura l’esprit, et aurait presque pu le faire sourire si la situation actuelle n’était pas si délicate. Après tout pourquoi pas ? Sa compagnie était agréable, et il ne doutait pas un instant qu’il pourrait rapidement la considérer comme une véritable amie.

Entendre le frêle son de sa voix tremblante alors qu’elle prononçait son nom lui fit mal au cœur. Il sentait sa peur et sa souffrance dans le timbre de sa voix, et sur l’instant il ne sut comment réagir, incapable de faire quoi que ce soit d’autre que de continuer de la contempler avec douceur et inquiétude. Sur l’instant il crut même qu’elle allait pleurer, mais à son grand soulagement elle n’en fit rien. Il n’aurait plus été capable de répondre de ses actes si ces horribles personnages avaient osé faire couler ses larmes. Si l’idée que l’on puisse s’en prendre à une femme lui était déjà insupportable, celle de la faire pleurer était entièrement hors de propos.
Elle reprit la parole peu de temps après, afin de lui faire savoir qu’elle allait bien, et le remercia. Déjà le ton de sa voix était plus net, plus assuré. Et il fût rassurer de voir qu’elle commençait à se calmer. Même si dans son regard des éclats de sentiments qu’il ne voulait pas y lire continuaient à briller. Et un soupçon de culpabilité le traversa. Et si j’étais arrivé plus tôt ? s’était-il demandé.
Mais on ne pouvait rien changer aux actes déjà passées.

Son regard orangé se posa sur la sortie de la ruelle, avant de revenir se poser sur le jeune homme. Et sa voix, suppliante, s’éleva tout doucement.
    « Je vais bien. Allons nous en… S’il te plait. »
Si cette simple requête avait suffi pour donner à Krysenthem l’envie de la conduire simplement loin d’ici, sa petite main venue s’agripper à sa chemise n’avait qu’amplifié son idée de s’arranger pour que jamais plus en ne s’en prenne à elle. Baissant son regard sur sa main, il remarqua enfin les marques rouges laissées par les poignes de ces hommes…Oui, ils devaient partir. Dans le cas contraire il se verrait contraint d’agir comme il ne le voulait pas. La violence n’était pas son fort, même s’il n’avait aucun remords à s’y appliquer lorsque les circonstances l’exigeaient.
Hors là, il avait de sérieuses bonnes raisons de s’en prendre à ces hommes. Même si dans le fond, il ne pouvait pas véritablement leur en vouloir. Car Perséphone était une Ombre travaillant officiellement pour le compte d’Alice. Bien sûr qu’il était plus prudent d’agir de la sorte…Bien sûr que c’était probablement la meilleure chose à faire et pourtant…Et pourtant non, rien à faire, Krys n’arrivait pas à l’accepter. Il n’arrivait pas à faire disparaitre cette colère qu’il leur vouait en voyant l’état de cette jeune femme qui prenait déjà tant de risques pour eux…

C’est son regard qui fit tout disparaitre le temps de quelques secondes.
Son regard qui insistait sa demande, ce regard dans lequel il pouvait voir qu’elle voulait juste s’en aller. Alors, il s’exécuta simplement, en prenant avec douceur sa main dans la sienne pour lui adresser de nouveau l’un de ses plus doux sourires.
    « D’accord, allons nous en. »
Cela dit, il ne pouvait simplement les quitter ainsi, en les laissant s’en tirer à son bon compte. Aussi, avant de l’entrainer loin de ce lieu sombre aux antécédents certainement loin d’être joyeux, il lança un dernier regard noir aux trois hommes. Afin d’être clair une dernière fois. Afin d’être certain que ce genre de choses ne se reproduira pas. Jamais.
    « Osez vous approchez d’elle une nouvelle fois, et vous êtes morts. »
Peut-être exagérait-il un peu en leur crachant ces menaces à la figure, peut-être pas…lui-même n’aurait su dire ce qu’il serait capable de faire s’il devait une nouvelle fois la voir dans cet état. Mais très vraisemblablement, cela n’arriverait pas. Cela n’arriverait plus. Il ferait ce qui est nécessaire pour ça.
Gardant sa main dans la sienne, il lui adressa un sourire se voulant rassurant avant de l’entrainer avec douceur en dehors de cette ruelle isolée, vers la foule et l’agitation, suivi bien entendu du petit lapin en peluche, principal sauveur de la jeune femme. Ce genre d’endroit où seule la présence de la foule fait savoir qu’il ne peut rien arrivé. Car il y a trop de témoins, car si jamais quelque chose venait à arriver, il y aurait toujours quelqu’un pour venir vous porter secours.
C’est au milieu de cette foule qu’il s’arrêta pour lui faire face. Sans jamais lâcher sa main, peut-être pour que les rumeurs commencent à se diffuser d’ailleurs. Levant sa main avec la sienne doucement, il vint caresser du bout des doigts les rougeurs malsaines marquant sa peau douce.
    « Tu n’as pas trop mal ? Je peux te conduire chez moi pour m’occuper de tout ça, si tu le désires. Ou te raccompagner au palais…Ou encore…Ce que bon te semblera, Perséphone. Je suis désolé de ne pas être arrivé plus tôt. »
Dans son regard qu’il garda bien de plonger dans celui de la belle, toute son inquiétude et son remords brillaient. S’il était arrivé plus tôt ces marques ne seraient peut-être pas là. Cette marque sur sa joue n’aurait peut-être jamais existé…Il le savait, que dans le fond il n’était pas fautif. Mais il ne pouvait s’empêcher de s’en vouloir, et de se demander comment elle se sentirait s’il avait pu arriver avant qu’il ne lui arrive quoi que ce soit.
Et autour d’eux, les passants, qu’il jette un regard curieux sur eux ou non, continuaient leurs chemins. Tout d’autour d’eux, la vie continuait, alors que pour Krys le temps semblait s’être arrêté. Le temps d’attendre une réponse de celle qui devenait, sans même qu’il ne s’en rende réellement compte, sa petite protégée.
Et, par terre, comme si elle avait été capable de ressentir tout ça, le petit lapin en peluche vint se coller à sa jambe, signe de réconfort.
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MessageSujet: Re: I'm all alone and I need you now. [ KRYSE ♥ ]   Dim 24 Fév - 16:39


I'm all alone and I need you now.

Krysenthem & Perséphone


    De tout son cœur, Perséphone espérait que son sauveur n’insiste pas, comme elle le demandait, et qu’ils s’en aillent rapidement de cet endroit qui lui donnait la nausée. Accrochée d’une main discrète à la chemise de Krysenthem, elle ne lâchait pas son regard du sien. Implorante, les sourcils baissés dans un air suppliant. Elle suivit son regard émeraude quand ce dernier se posa sur sa main accrochée, et tout comme lui remarqua alors de vives marques rouges à la naissance de son poignet, et elle baissa sa manche légèrement relevée d’un geste précipitée. N’aggravant pas la situation, elle avait dit qu’elle allait bien. Elle avait déjà assez donné pour maitriser sa voix, ne gâchant pas tout à cause de simples marques, qui sans aucun doute laisseraient des bleus douloureux sur la peau pâle de Perséphone, mais elle n’en avait que faire. Elle voulait juste partir. Et elle mit avec toute sa force cette prière silencieuse dans ses iris de feu alors qu’elle les reposait sur le visage de Krysenthem. Ce dernier pris alors sa main dans la sienne avec une douceur dont personne n’avait jamais fait preuve avec elle auparavant, accentuée par la violence connue précédemment, et lui adressa un sourire aussi doux que son geste.

    - D’accord, allons-nous en.

    De nouveau, le soulagement profond. En prononçant ses mots avec encore une fois, une douceur à laquelle Perséphone n’était que rarement confrontée –c’est-à-dire jamais-, Krysenthem enleva un énorme poids de ses épaules frêles –et toujours douloureuses. Voilà. S’en aller c’était très bien. Loin d’ici. Loin de ses hommes qui, encore une fois, même si elle comprenait leurs motivations, continuaient d’effrayer la jeune Ombre.
    Pourtant, elle se savait en sécurité avec Krysenthem. Personne n’oserait s’en prendre à elle alors qu’elle était sous la protection d’un membre du Conseil. Mais voilà, une agression, ça laisse toujours des marques. Et pas seulement physique. Et visiblement, Krysenthem tenait quand même à mettre les points sur les « i » avec ces trois brutes épaisses car il leur lança d’une voix faisant frémir la jeune Ombre.

    - Osez vous approcher d’elle une nouvelle fois, et vous êtes morts.

    Il avait le mérite d’être clair, et si Perséphone n’aimait pas la violence ni les menaces de mort, elle fut sur le coup une nouvelle fois soulagée. Ainsi, avec ses quelques mots, Krysenthem assurait sa protection dans le Secteur C, et elle lui en était aussi reconnaissante que d’être venue à son secours.
    Sur ces mots, le jeune homme aux cheveux verts, tout en gardant la main de l’Ombre dans la sienne, et lui adressant de nouveau ce sourire si doux qui la fit presque rougir cette fois, l’entraîna vers la rue principale du Marché.
    Il y avait toujours cette foule caractéristique de Black Station, et cela eu le don d’apaiser un peu plus Perséphone. Il n’arrivait jamais rien au milieu de telles foules, et en plus, elle était avec Krysenthem. On ne pouvait pas rêver d’une meilleure dissuasion aux potentiels fauteurs de trouble. Personne n’osait se frotter aux membres du Conseil, même les rebelles les plus téméraires. Après tout, ils étaient un peu comme leur Dieux.

    Krysenthem s’arrêta peu après au milieu de cette foule dense, se tournant pour faire face à la rouquine. Il n’avait pas lâché sa main, et sa chaleur lui faisait un bien fou. D’ailleurs, il remonta sa main doucement, faisant remonter celle de Perséphone, sa manche glissant dans le mouvement et dévoilant à nouveau les marques rouges, qu’il vint caresser du bout des doigts. Elle frissonna. Frissonna parce qu’elle avait mal, mais aussi parce que cette douceur était agréable.

    - Tu n’as pas trop mal ? Je peux te conduire chez moi pour m’occuper de tout ça, si tu le désires. Ou te raccompagner au palais…Ou encore…Ce que bon te semblera, Perséphone. Je suis désolé de ne pas être arrivé plus tôt.

    Et toujours cette douceur infinie, cette gentillesse, cette prévenance qui donnaient envie à Perséphone de fondre en larme en se blottissant contre cet homme dont, au final, elle ne savait presque rien.
    Mais elle n’en ferait rien. Elle n’en ferait rien parce que c’était déplacé, parce qu’il y avait toute cette foule autour d’eux dont beaucoup de passants leur jetaient des regards intrigués. Elle n’en ferait rien parce qu’elle ne voulait pas mettre Krysenthem mal à l’aise, et encore moins refaire naître en lui sa colère contre les trois hommes, même si ils étaient désormais loin.
    Soutenant son regard, la gorge nouée, elle inspira doucement et esquissa un sourire en coin, sincère. Ça aurait pût être parfait si, encore une fois, il n’y avait pas eu sa voix aussi tremblante.

    - Je… Non, je ne peux pas retourner au Palais ainsi, on se poserait trop de questions. Et puis j’ai un appartement à moi seule mais… Une boule se forma dans sa gorge alors qu’elle sentit une légère pression contre sa jambe. En baissant les yeux, elle esquissa un petit rire étouffé attendrie en voyant une peluche en forme de lapin, s’accrocher à sa cheville. C’était… Mignon. Sans doute le don de Krysenthem, elle en avait déjà entendu parler, sans pour autant le voir à l’œuvre.
    Elle releva le visage pour reprendre là où elle s’était arrêtée mais, la bouche entre-ouverte, les mots restèrent coincés dans sa gorge. Elle ne se sentait pas « chez elle » dans cet appartement trop clean du Secteur A. C’était trop vide, trop carré, trop propre en soit, trop… Trop Alice. Il y avait d’Alice dans tout le Secteur A, plus qu’ailleurs, et ce jusque dans son appartement. Elle n’arrivait pas à s’y sentir bien, et dès qu’elle le pouvait, elle venait se réfugier au Secteur C. Mais… Elle n’avait pas non plus sa place dans ce secteur. Et les évènements de ce soir la renforcèrent dans cette idée. Elle errait. Perséphone errait entre deux Secteurs sans trouver sa place nulle part. Elle faisait semblant de servir une cause pour en aider une autre, et de ce fait, n’avait de place nulle part.
    La rouquine se racla la gorge et souffla d’une voix timide, ses doigts se serrant doucement sur la main de Krysenthem alors qu’elle baissait ses paupières lourdes.

    - Je… Je veux bien aller chez toi… Si ça ne te déranges pas. Je rentrerais après mais… Pas tout de suite. Elle regarda la peluche du coin de l’œil avant de murmurer, plus pour elle-même qu’autre chose.Je ne veux plus être toute seule.

    Sur ces mots, elle releva le visage et les yeux vers Krysenthem, espérant qu’il ne la trouve pas trop encombrante, et repensa aux derniers mots qu’il lui avait adressés. Il s’était excusé de ne pas être arrivé plus tôt. Cette pensée tira un faible sourire à la rouquine qui reprit la parole doucement en jetant un regard autour d’elle.

    - Tu n’as pas à être désolé de quoi que ce soit. Tu es arrivé, c’est tout ce qui compte. J’aurais été dans un sacré pétrin avec ma couverture si tu n’avais pas débarqué à temps… Elle reporta ses iris dans les siens sans ciller pour continuer, le dos droit malgré ses courbatures. Je me doutais que ce genre de chose finirait par se produire. Une Ombre se baladant ainsi dans Black Station comme en territoire conquis, et qui se prétend rebelle mais travaille toujours au Palais, c’est louche. Ce n’était qu’une question de temps… Et si ça n’avait pas été ce soir, ça aurait été un autre jour. C’était inévitable… Je sais que je prends des risques. Elle rit doucement, retrouvant un peu de bonne humeur malgré un sujet pas des plus gais. J’ai eu beaucoup de chance que ce soit toi qui me trouves, merci encore. J’espère que je n’ai pas gâchée ta soirée… Elle finit avec une petite moue coupable. En effet, elle s’en voulait quand même terriblement de déranger ainsi Krysenthem, qui avait sans doute mieux à faire que de s’occuper d’elle mais… Mais elle était vraiment soulagée d’être avec lui.

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