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 « i come to talk with you again » part. 3 [RAM]

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MessageSujet: « i come to talk with you again » part. 3 [RAM]   Ven 24 Mai - 19:12


— under the moonlight —


Il avait vraiment quitté le restaurant sur un coup de tête, sans penser à RAM ni même à prendre sa veste qu’il avait laissée sur le dossier de sa chaise. Tout ça à cause de ce type… Ce sale type qui avait eu le don de l’agacer doucement. Très doucement. Et c’est bien ça, le problème. Comme il s’est énervé doucement il a eu tout le temps pour ressasser chaque instant un peu plus ce qui l’avait énervé un peu plus à chaque seconde qu’il passait en compagnie de cet énergumène adepte du saké et des makis. Et quand il était parti, il avait presque eu envie de claquer la porte du restaurant. Presque. Il n’aurait de toute manière jamais pu la claquer.
Il avait tourné au premier croisement qu’il avait vu et était parti pour une destination totalement au hasard. Il n’avait aucune envie de savoir où il allait, et ça n’allait pas le déranger d’être quelque part où lui-même ne savait pas où il était. Il ne pensait pas encore à RAM qu’il avait laissée derrière lui à ce moment-là.

Ce n’est qu’en apercevant la plage et en se laissant caresser par un embrun salé venu de la mer qu’il se rend compte qu’il a froid parce qu’il a oublié sa veste. Il frissonne un peu et serre légèrement les poings au fond de ses poches en baissant la tête. RAM, elle doit encore être au restaurant, et lui il est là, sur le parvis près de la plage, à fixer l’asphalte d’un œil morne avec des souvenirs d’un sale type qui énervait tout le monde à deux tables de celle où il était avec RAM. Ses dents viennent entamer sa lèvre. Il avait promis de ne pas s’énerver… Ben c’est raté. Même s’il n’a pas frappé le type en question, c’est raté. Il peut au moins se dire qu’il a rendu service à tout le monde, mais cette pensée le fait tiquer. Il ne rend pas service à tout le monde. Il ne rend jamais service à tout le monde. Ça n’est absolument pas dans son carnet des comptes à régler.
Rendre service à tout le monde. Il a décidément tout vu tout entendu ou presque…

Un long soupir lui échappe et il relève un peu la tête pour fixer la mer en contrebas du parvis. Ou plutôt le sable en contrebas du parvis. Foutus escaliers. La mer est encore assez en retrait, comme une marée montante qui n’ose pas trop avancer sur la berge de peur de déranger les gens qui y sont. Il ricane nerveusement. Déjà que dans le restaurant il faisait tache, mais alors là, sur la plage… il va faire doublement tache d’huile sur la nappe, y a pas photo.
Et puis au pire, depuis quand est-ce qu’il prend en compte l’avis des autres au juste ? Ça n’est pas un peu l’inverse total de ce qu’il fait d’habitude ? Le regard des autres, il n’en a rien à cirer, en temps normal. En temps normal. Moins depuis le crash. Il a dû se prendre quelque chose sur la tête, c’est le choc, une connerie du genre. Ou alors l’espace d’un instant il a vraiment cru y passer et il n’a pas envie de tout gâcher alors qu’il est encore vivant.

Qui sait ? Même lui, il ne sait pas.

Un haussement d’épaules désinvolte et il descend les quelques marches qui le mènent sur le sable. Il y avance en regardant autour de lui, les rares personnes qui ne sont pas encore assez frileuses pour mettre un pull ou une veste alors que le vent du soir souffle depuis la mer. Un vent salé, qui dépose une fine couche d’iode sur ses cheveux sans qu’il ne s’en rende compte. Il fixe l’horizon, une ligne noire, fine comme un cheveu au-dessus d’un tableau complet de nuances. Il n’est pas encore très tard. Suffisamment pour que le ciel rougeoie un brin.
Mais au final, ça, il n’en a rien à faire non plus. Ça n’est pas vraiment sa tasse de thé.

Alors il s’assied dans le sable et ramène ses genoux contre lui en croisant les chevilles, ses coudes posés sur ses genoux, sa main gauche attrapant son poignet droit et masquant partiellement la cicatrice qui y commence pour remonter jusqu’à son coude. Il ne pense pas à cette balafre et préfère tout autant de ne pas y penser. Il inspire profondément avant de soupirer et fermer les yeux quelques secondes.
Il se demande comment RAM va réagir. Si elle va le chercher. Ce qu’elle va faire si elle l’a cherché et qu’elle le retrouve. Comment le type a pris le fait de se faire rembarrer par quelqu’un d’au moins vingt ans plus jeune. Et il se demande non sans une pointe d’appréhension comment aurait réagi Jézebel si elle avait été là.
Elle aurait très certainement sorti les griffes, le chaton.

Il se remet finalement à fixer l’horizon en calant sa joue contre sa paume de main, l’air vaguement blasé. Il se rend compte à quel point une seule personne, juste une seule, peut gâcher toute une soirée. Il l’avait expérimenté, mais en tant que gâcheur seulement, pas en tant que victime de ce gâchis.
Ça ne lui fait, ni plus ni moins, ni chaud ni froid, mais la pointe de conscience est là.

Un plantage, ou un tournant dans sa misérable vie ? A voir.
En attendant, il est là, et il ne bouge pas.


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MessageSujet: Re: « i come to talk with you again » part. 3 [RAM]   Ven 24 Mai - 20:17


just give me a reason

Light a quitté le restaurant et elle, elle reste là.

Super. Oh oui, c'est super ! Que c'est drôle de se retrouver planter comme une conne, en face d'une chaise vide pendant que les gens, autour d'elle, murmurent et chuchotent des conneries, des blâmes, des moqueries. Elle pince les lèvres et plisse ses yeux, observe droit devant elle, sans broncher. Elle ne sait pas comment elle doit réagir. Elle ne sait pas et les voix la dérangent. Elle n'arrive pas à se concentrer, à réfléchir normalement, à se rappeler de la réaction des filles dans les films, dans les romans, dans les chansons. Elle ne sait Pas. Peut-être qu'elle devrait pleurer. Peut-être que si elle pleure, quelqu'un, un garçon, viendra la consoler. Mais elle n'en veut pas alors, elle ne pleure pas. Et pourtant, ça fait bizarre de se sentir ainsi abandonner au milieu des regards inquisiteurs des autres. Elle repousse des mèches blondes derrière son oreille. Et l'autre. L'autre abruti derrière elle qui rigole même après ce que Light lui a dit. Au fond, c'est contre cette fouine obèse qu'elle devrait être fâchée. Et fâchée, elle l'est.

Elle est furieuse.

Alors, elle se lève, ramasse sa veste et la veste que Light a omis de reprendre, passe son sac sur son épaule. Elle remet correctement ses pieds dans ses chaussures à talons, lisse les plis de son pull et un magnifique sourire aguicheur se dessine sur ses lèvres. Elle se dirige vers la table de l'énergumène dégueulasse qui déborde de sa chaise et qui gigote comme si sa vie en dépendait. Elle s'assure de faire claquer ses talons suffisamment fort sur le sol du restaurant pour qu'il l'entende et se retourne. Et quand il la voit, elle agrandit son sourire.

RAM – Bonjour.

Quelle voix d'ange. Quel sourire d'ange. Quelle démarche d'ange.
Quelle idée de diable.

RAM – Vous passez une bonne soirée ?

Allons, la question ne se pose même plus. Depuis le temps qu'elle l'entend rire. Il rit peut-être parce qu'il est complètement bourré mais il rit quand. Et il louche aussi. Sur sa poitrine, quand elle se penche. Quand elle attrape son verre de saké entre ses doigts fins. Quand sa peau lisse et blanche touche la sienne, grasse et poisseuse. Dégoûtante. Elle retient sa grimace. Elle lève un peu le verre pour le lui désigner d'un geste du menton.

RAM – C'est bon ?

Et il lui dit oui, le porc. Et il glousse. Il glousse parce que le saké, même après ses quatre ou cinq verres, c'est toujours aussi bon. C'est encore meilleur quand une jolie fille est à côté. Il n'a pas le temps de l'inviter à boire avec lui qu'elle lui balance le saké – chaud ou froid, elle n'en a rien à foutre – dans la gueule. Son sourire disparaît, elle plisse les yeux. Elle est furieuse. Elle se penche vers lui pour attraper son écharpe, prenant soin d'éviter les restes de nourritures qui s'y trouvent. Elle l'enroule un peu autour de son poing avant de la défaire et d'essuyer son visage maculé d'alcool avec.

RAM – Non seulement vous êtes un porc obèse, bruyant, irrespectueux, avec un manque de goût évident pour les vêtements mais en plus, vous avez fait foirer mon rancard.

Elle crache ses mots. Elle articule chaque syllabe, de manière à ce que ses oreilles peu nettoyées puissent entendre toutes les vérités qu'elle a lui dire. Elle ne mâche pas ses paroles. Elle est furieuse, Light est parti, elle s'est vaguement sentie pitoyable et elle se moque de ce que les gens vont penser. Elle se redresse, le regarde de haut, lui le misérable qui se recroqueville sur sa chaise devant une femme. Elle repousse des mèches derrière son épaule d'un coup de tête.

RAM – Si jamais je ne le retrouve pas, je reviens et je t'arrache les yeux et les entrailles avec une fourchette. Si je ne le trouve pas et que tu n'es plus là, je te chercherai.

Elle recule de quelques pas et, après lui avoir offert un sourire éblouissant, elle se détourne pour se diriger vers la porte du restaurant en ondulant des hanches. Avant de la franchir, elle s'arrête, serre un peu plus la veste de Light contre son ventre et lance une dernière chose dans la direction du client le plus chiant du monde.

RAM – Et crois-moi : je te trouverai.

Car ici, les murs ont des oreilles et les jolies filles des contacts.
Maintenant, ce qu'elle voudrait, c'est savoir où Light est parti. Elle s'éloigne un peu du restaurant, pour ne pas être épiée par la clientèle abasourdie. Elle sourit un peu idiotement en se disant que Jézebel a vraiment manqué quelque chose en ne travaillant pas ce soir. Elle va là où ses pas ont commencé à la mener. Elle suit la route sans vraiment penser à regarder les panneaux. Où une personne irait quand elle est énervée ? Sur le coup, elle n'en a aucune idée. Elle, quand elle s'énerve, elle se réfugie dans le travail. Elle sursaute quand elle entend les vagues. Oh. La plage. Elle reste un peu pétrifiée, sur le moment. Elle la regarde, méfiante. Elle ne la croit pas. Ce n'est pas la mer.

Et pourtant, elle descend sur le sable, la veste de Light contre son ventre, la sienne sur les épaules. Elle regarde devant elle la mer immobile, qui lèche le sable au loin. Elle observe les personnes qui se promènent encore à cette heure. Ce qu'il manque, c'est un chien dans l'eau. Un chien qui court après un bâton. Et des mouettes. Elle mettrait sa main à couper qu'il n'y a pas de poisson non plus. Elle se demande ce qu'elle fout là, toute seule.

Enfin. Toute seule debout alors que Light est assis plus loin devant. Elle suppose que c'est lui. Elle enlève ses chaussures parce que des talons, c'est tout sauf pratique dans son sable. Elle inspire silencieusement et, ses souliers à la main, s'approche de lui.

RAM – Je ne sais pas si je suis fâchée d'avoir été abandonnée dans ce restaurant ou si je suis heureuse d'avoir quitté ce type.




         


Dernière édition par RAM le Sam 25 Mai - 20:50, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: « i come to talk with you again » part. 3 [RAM]   Sam 25 Mai - 9:34


— i wanna hold your hand —


Il ne sait pas combien de temps est passé, ni même si ça vaut le temps de savoir. Il n’a pas envie de compter chaque foutue seconde de sa vie qui a pu défiler devant lui sans qu’il ne s’en aperçoive. Le temps. C’est drôle, le temps. Ça passe mais on ne le voit jamais. On ne sait pas combien il en est passé, on sait juste que, punaise oui, il en est passé, du temps. Alors là, quasiment seul sur cette plage, savoir depuis combien de minutes il peut être là, ça ne lui effleure pas vraiment l’esprit. Qu’est-ce qu’il en a à faire, au final ? Il est loin de ce client énervant. … Et accessoirement, loin du restaurant, et loin de RAM qui ne sait même pas où lui peut être. La première chose qui lui vient à l’esprit est qu’il est définitivement con. Mais il ne se voyait pas dire à tout le restaurant où il comptait aller, sachant que lui-même ne savait pas où il comptait partir après, et encore moins pour que le client se fasse une joie de venir « égayer » sa soirée sur la plage. Alors là, non. Ç’aurait été le bouquet final et il n’aurait jamais pu se retenir de le frapper.
Et là, il aurait vraiment tout foiré.

Mais ça, il ne préfère pas y penser. Ç’a certes pu être dans le champ des alternatives et possibilités, mais pas dans celui des choses à faire. Il avait vraiment eu envie que tout se passe bien. Comment est-ce qu’une seule personne peut venir tout faire foirer comme ça ? C’est bien simple. On appelle ça la poisse. Alors pour éviter d’y penser, il se met à fixer la mer qui hésite à avancer sur le sable, la joue toujours contre la paume de sa main. Il n’y a pas grand’chose à faire ici et il doit admettre qu’il s’ennuie. En plus, l’eau doit être froide, il n’ira même pas y tremper sa main. Faut pas rêver, non plus. Il tourne légèrement les yeux et regarde un couple au bar de la plage. Les deux protagonistes dudit couple sont en train de rire, ce qui lui fait détourner les yeux.
D’habitude, il aurait ricané et trouvé ça totalement idiot. Mais là, il a envie d’ignorer au mieux ce qui peut l’entourer. Il en veut vraiment à ce type et il se dit que s’il le recroise dans une rue il le frappera. On n’appelle pas franchement ça être discret, mais bon… Au point où il en est.

« Je ne sais pas si je suis fâchée d’avoir été abandonnée dans ce restaurant ou si je suis heureuse d’avoir quitté ce type. »

Il sursaute légèrement, sa main se détache de sa joue et il tourne la tête pour regarder RAM. Il ne l’a même pas entendue arriver. En même temps, sur du sable on n’entend pas grand’chose. Il cligne un peu des yeux, ne sachant absolument pas quoi dire et se rendant compte de son immense connerie, avant de tout simplement détourner la tête et se remettre à fixer le sable. Qu’est-ce qu’il peut lui dire ? Désolé ? Il peut chercher à se justifier en disant qu’il en avait trop marre pour rester sur place. Que sinon il allait frapper ce client. Après tout, c’est tout lui de frapper quelqu’un qui l’énerve. Il le fait quasiment tout le temps. C’est son grand truc, les bagarres. Puis ça n’allait pas être cette espèce de poulpe imbibé de saké qui allait lui tenir tête.
Ou en tout cas, pas longtemps.

Les secondes s’égrènent et il ne dit toujours rien. Il ne cherche pas vraiment que dire non plus. Il n’a rien à dire à part qu’il a été immensément stupide et qu’il a peut-être envie de retourner avec RAM au bar à sushis.
Tant qu’il n’y a pas l’autre hurluberlu dans les parages, s’entend.

« Désolé… »

Ah si, finalement, il dit quelque chose. Le genre de truc que tout le monde dit dans ce genre de situation. Il va aussi se justifier, tant qu’à faire. Lui dire ce qu’il pense vraiment de ce type, ce qu’il n’a pas dit à haute voix dans le restaurant pour ne pas trop attirer l’attention. Il était quand même censé se faire discret. Le fait qu’il ait juste dit qu’il en avait « marre », c’était un magnifique euphémisme et il a gardé le reste pour lui. Autant ses pensées que son envie de frapper quelque chose. Il se défoulera sur quelqu’un d’autre. Et ce quelqu’un d’autre aura droit à plus que prévu puisque lui aura eu envie de frapper depuis plus longtemps.
Seulement, ça, il ne le dira pas à RAM. Elle n’a pas besoin de le savoir.

Il soupire doucement.

« Je crois que si je restais une minute de plus je me serais arrangé pour le frapper avec tout ce qui me serait passé sous la main. Ou je l’aurais étranglé avec son écharpe… »

Il n’est pas cynique. Ça change. Il n’a pas vraiment eu envie d’étrangler ce client avec son écharpe, mais de le frapper, oui. De le frapper pour le faire taire. De faire éclater son arête nasale en petits éclats pour qu’il se concentre sur la douleur et sur le sang qui s’en échapperait plutôt que sur son foutu monologue qui durait depuis trop longtemps déjà.
Il tourne la tête vers RAM et lui fait signe de s’installer à côté.

« … Mais je n’avais pas envie que ça termine comme ça. »

En fait, il s’est barré pour elle.
Pour éviter un massacre.


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MessageSujet: Re: « i come to talk with you again » part. 3 [RAM]   Sam 25 Mai - 19:34



i let you see the parts of me


Elle observe sa surprise, avec son sourire sur ses lèvres cachées par la pénombre. Elle penche un peu la tête sur le côté d'un mouvement bref avant de la remettre droite. Elle regarde sa surprise et elle ne peut qu'admettre qu'elle aussi, elle est gênée. Autant dire des choses méchantes sur la tenue du client ou sur sa manière de parler ne la gênait pas, autant lancer cette boutade à Light la dérangeait. C'est qu'elle n'était pas méchante, RAM. Ses orteils gigotent un peu dans le sable. Dans le faux sable. Elle l'admet : ça lui manquait de sentir le sable entre ses doigts de pieds. Elle secoue la tête quand il s'excuse.

RAM – C'est bon, c'est rien.

Ce n'est pas grave, hein ? Enfin, si. Un peu quand même. Elle s'est quand même retrouvée comme une conne à une table vide devant une veste oubliée. Elle devrait être furieuse, en fait. Lui parler comme elle l'a fait au client. Pourtant, ça ne lui vient même pas à l'esprit. De toute manière, il s'est excusé. Les excuses, c'est un peu la formule de fin à toutes les disputes. Tu t'excuses, on n'en parle plus. Enfin, elle pense. Elle n'est pas sûre de fonctionner de la sorte elle. Elle est même plutôt contrariée d'avoir été abandonnée. Il l'invite et à cause d'un connard, ça part en couille. Et il lui explique. Se lance dans un monologue pour lui dire à quel point ce type l'énervait. Et elle, debout, elle pense qu'elle ressent la même chose. Sauf qu'elle, elle a osé. Elle a osé lui étaler du saké dans la figure. Tiens, il faudrait qu'elle le lui raconte... Juste pour voir sa tête. Pas pour se vanter. Rien que pour sa tête. Elle se laisse tomber sur le sable à côté de lui en souriant bêtement sous le coup de son imagination. Elle pense qu'elle aimerait voir ses yeux s'agrandir sous la surprise.

Light – … Mais je n’avais pas envie que ça termine comme ça.

Elle tourne la tête vers lui et le regarde un moment. On s'entend mieux, ici, du coup. C'est bizarre. Avant, elle ne comprenait pas tout ce qu'il lui disait parce que les gens parlaient fort – et l'autre encore plus – et que les couverts résonnaient sur les assiettes. Maintenant qu'il n'y a plus qu'eux, la mer et quelques âmes vagabondes, c'est mieux. Plus audible.

RAM – Je l'ai fait, moi.

Non, ce n'est pas de la vantardise. Elle se doit juste de lui dire. De lui raconter ce qu'il a manqué. C'est que c'était quand même... epic.

RAM – Je lui ai envoyé son saké au visage avant de lui dire ce que je pensais de lui.

Ses yeux se reportent vers la mer et elle noie un rire dans sa gorge. Elle rira après, quand elle aura fini de narrer ce qu'elle a fait subir à cette pauvre tâche inutile. Même si elle ne le connaît pas. Si ça se trouve, c'est un haut placé. Elle secoue la tête à cette pensée. Non. Non, les riches ne s'affichent pas dans le secteur B. Il y a des bars à sushis plus chics dans le secteur A. Plus chers. Où ils peuvent étaler leur argent et leur valeur personnelle comme ils veulent. Les A ne viennent pas dans le B. Sauf elle, parce qu'elle appartient encore au secteur C et que le A la rend malade. Un petit rire lui échappe. Elle se remémore la soirée.

RAM – Ensuite, je l'ai menacé en lui disant que si je ne te retrouvais pas, je lui arracherai les entrailles avec une fourchette. Il a subitement perdu le rouge alcoolique qui luisait sur sa peau graisseuse.

Elle rit, un peu, encore une fois en remontant ses genoux contre sa poitrine après avoir rendu sa veste à Light.

RAM – Histoire qu'il ne se paie pas ma tête, je l'ai encore menacé en lui disant que s'il disparaissait, je le retrouverai.

Elle passe sur le « quand je lui ai dit ça, c'est limite s'il ne s'est pas uriné dessus » même si, franchement, c'était vrai. C'est qu'elle peut se montrer menaçante, même pour une secrétaire. Elle sourit béatement en regardant la mer. Elle rit encore, intérieurement.

RAM – Je pense que tu as raté ça. Il était tout fou au début, quand je me suis approchée de sa table. Dans sa tête, il savait comment il allait finir sa soirée.

Elle hausse les épaules. Ça la dégoûte quand même.
C'est pas bien grave après tout.




         


Dernière édition par RAM le Jeu 27 Juin - 17:25, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: « i come to talk with you again » part. 3 [RAM]   Mar 25 Juin - 11:08


— if you see the light —


Il lui jette un vague regard en coin, pour essayer de deviner ce qu’elle peut penser, ou tout du moins… essayer de voir les expressions de son visage. Si elle est à ce point fâchée ou pas. C’est un peu idiot, il n’aurait jamais fait ça, avant. Parce qu’avant, il ne se souciait pas de savoir si la personne d’à côté lui en voulait vraiment. A moins que ladite personne fasse, disons, trois têtes de plus que lui et porte une arme. Là seulement il pouvait s’en soucier. Mais ça, c’est pas RAM. Et il s’en soucie quand même parce que… Il ne sait pas, en fait. Il ne sait pas pourquoi mais il se soucie vraiment du fait que RAM puisse lui en vouloir ou non. Alors, bêtement, il tourne la tête vers elle, cale sa tempe sur ses genoux et la fixe. Il a eu l’impression d’entendre un truc du genre « c’est bon, c’est rien ». Mais. Il a du mal à y croire. La dernière personne qui lui a dit ça lui a quand même mis son poing dans les côtes pour faire bonne mesure, alors… Disons qu’il se dit que ça doit cacher autre chose. Qu’elle a dû dire ça pour que la soirée ne dégénère pas plus.

Bon, allez, au fond, qu’est-ce qu’il s’en fout ? Il a les yeux rivés sur les boucles blondes. Elles ondulent sur ses omoplates. Comme les vagues au bord de l’eau. En fait, voilà. Ce ne sont pas des boucles, ce sont des vagues. Et elle s’assied à côté de lui. Et lui, il n’a pas bougé, il se contente de rester là, à cligner des yeux, sans rien dire. Il n’a plus rien à dire. De toute manière, pour ce que ses paroles valent la plupart du temps… C’est pas comme si son soudain mutisme allait provoquer la fin du monde, ça se saurait sinon. Ce serait la fin du monde dès qu’il daigne la fermer.

« Je l’ai fait, moi. »

Il arque vaguement un sourcil. Il a un peu du mal à voir où elle veut en venir. Elle parle de quoi ? de qui ? Du client ? Elle l’a étranglé, c’est bon, y a enfin eu un mort dans le bar à sushis ? Ou alors… Non. Il ne sait pas. Il a vraiment du mal à voir de quoi elle veut parler. Qu’est-ce qu’elle a fait ? Pas fait ? Il n’essaie pas de savoir, il attend qu’elle continue. Deviner, ça n’a jamais été vraiment son truc. Anticiper, oui, mais pas deviner.
Sinon, il éviterait pas mal de bleus.

« Je lui ai envoyé son saké au visage avant de lui dire ce que je pensais de lui.

Il cligne des yeux, franchement surpris. Elle… elle a pas fait ça, si ? Il ricane nerveusement, sur le coup. S’il y avait assisté, ça l’aurait bien fait rire. Mais non. A la place il est parti comme un voleur et il a carrément oublié sa veste. Mais alors là… RAM le surprend de plus en plus. Il a nettement l’air de débarquer. Jamais il n’aurait imaginé qu’elle puisse faire ça. Et puis, le coup des menaces… Bon, c’est classique, mais ça fonctionne souvent. Surtout sur les abrutis du genre de ce client. Oui, vraiment, ça fonctionne vraiment très, très bien. Parce qu’ils y croient et qu’ils s’imaginent à quel point ça va être atroce pour eux et jusqu’où la personne qui va les torturer va pouvoir rire. Ça fait très psychopathe. Mais bon.

En tout cas, RAM, elle a quand même ri un peu en racontant tout ça. Lui… il a juste ricané un peu. Maintenant, ça le met mal à l’aise. Allez savoir pourquoi. Il a du mal à réaliser que la jeune femme à côté de lui a pu faire ça. Et puis, il se dit que ça pourrait lui retomber dessus un jour. Et comme c’est RAM, ça le met mal à l’aise.
Il ne pense même pas à demander sa veste, il se contente de rester là, la tempe contre ses genoux, les yeux rivés vers le sable parce que, le sable, c’est beaucoup plus intéressant et ça ne vous menace pas de vous démonter la tête avec une clef de seize. Ou tout autre menace incluant un outil nécessaire à la mécanique, en fait. Ou n’importe quoi qui ait pour don de faire mal, ce genre de conneries.

Il soupire légèrement. Il s’en doute, qu’il a dû être content, au début, ce client. Et qu’il a vite déchanté après. Personnellement, il aurait eu mal à prendre la menace de la fourchette au sérieux, mais ça, c’est parce qu’il voit du second degré à peu près partout, et oui, il aurait été foutu de rire. De demander : « non mais t’es sérieux ? » Une fourchette, quand même. Mais il ne le dira pas à RAM. De toute manière, il se dit que si ç’avait été lui, elle aurait été chercher autre chose qu’une fourchette.

Et là, il l’aurait crue. Ou tout du moins, il aurait eu des soupçons sur son incapacité à mettre à exécution une menace pareille.

Il triture un peu sa manche du bout des doigts, soupire rebelote. C’est calme ici. Ça change du secteur C, mais le calme, c’est quand même pas son truc. Dire qu’il le cherchait en sortant du bar à sushis. Mais il y a calme et calme, bruit et bruit. L’autre abruti était trop bruyant. Et tout seul à mettre autant de bordel. Alors forcément, mauvais équilibre, ça ne pouvait pas fonctionner.
Il ose un léger sourire.

« … Ça m’étonne pas, qu’il t’ai crue. »

Sous-entendu : ce type était un vrai con.

Puis finalement il ose relever les yeux et la regarde.

« Tu veux rentrer, ou… ? »

Ou quoi ? Le noyer ? Aller voir ailleurs ? Retourner au bar à sushis ? Rester là sur le sable comme deux clampins paumés ? … Va savoir.


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MessageSujet: Re: « i come to talk with you again » part. 3 [RAM]   Jeu 27 Juin - 17:30



happiness is a choice


Elle regarde la mer, son menton calé au creux de ses genoux. De loin, on la confondrait presque un rocher. Elle n'est pas grosse, c'est juste que, comme ça, roulée sur elle-même, sur un fond de crépuscule, elle ressemble à un rocher. Elle ressert un peu son étreinte contre ses jambes. D'accord. Menacer quelqu'un avec une fourchette, ce n'est pas très menaçant. C'est même plutôt risible. Elle, elle n'y aurait pas cru si on l'avait menacée avec une fourchette. En même temps, personne ne la menaçait, elle. A quoi servirait de menacer une jolie fille ? A quoi servir les menaces sur les membres du conseil ? Le groupe de pression, c'est eux. Eux menacent, les autres ne font que grogner. Elle dégage une mèche. Mais menacer quelqu'un avec une fourchette, elle en était réellement capable. Mettre sa menace en application, aussi. Elle n'aurait pas hésité à la lui planter dans les yeux. Même si elle n'était pas comme ça. Faire mal physiquement, ce n'était pas son fort. Elle, elle allait chercher les petites bêtes sur les ordinateurs des autres. Elle, elle envoyait des petites bêtes sur les ordinateurs des autres. Elle, elle était bien plus vicieuse que ça.

Light – ... Ça m'étonne pas, qu'il t'ait cru.

Elle tourne la tête vers lui, la joue désormais posée sur son genoux. Elle le regarde un instant. Qu'est-ce qu'il insinue ? Elle soupire, lève les yeux au ciel.

RAM – C'est ça, moque-toi de moi !

Elle, au moins, elle n'a pas fui. Enfin, s'il a fui, c'était pour une bonne raison. Elle ne sait pas si elle doit en rire, le crier ou sourire comme une gamine mais penser qu'il a fait pour ne pas faire couler leur rendez-vous, ça la rend heureuse. Son nez picote. C'est un signe de bonheur, chez elle. Du moins, elle croit. Quand elle croise ses yeux, elle rosit. C'est chimique, ces choses-là.

Light – Tu veux rentrer, ou... ?

Elle le regarde un instant. Est-ce qu'elle veut rentrer ? Est-ce qu'elle veut revoir son chez soi trop grand, trop blanc, trop propre, trop Rose-Ann ? Elle ne sait pas. Rentrer, ça veut dire quoi ? Boire du café, se regarder dans le miroir en se demandant pourquoi est-ce qu'on est aussi nulle et pourquoi on ne sait pas prendre part à un rendez-vous plus d'une heure ou deux, mettre son pyjama d'éternelle célibataire, ne pas manger, attendre l'arrivée d'un chat qui n'existe même pas. Peut-être même zapper à la télévision dans l'espoir de trouver quelque chose de bien à regarder. Au final, elle retournerait bosser au bout de dix minutes, pour passer ses nerfs sur autre chose. Et si on faisait les folles, rien qu'une fois, Rose ?

RAM – On reste ?

Un sourire prend place sur ses lèvres. Oui, rester. Là, comme ça. Comme deux paumés sur le sable. Un non-couple entre les couples. Même pas des amis. Ça pourrait la faire rire. Même pleurer. Mais le secret de cette histoire, c'est qu'elle s'en fout. Elle s'en moque pas mal de ce qu'ils sont. Elle veut rester, c'est tout. Mais si lui, il veut rentrer, elle ne le retiendra pas. Elle se débrouillera bien toute seule pour rentrer. Ce ne serait même pas la première fois qu'elle rentrerait seule chez elle. Elle replonge ses yeux sur la mer. Sur la fausse mer. Cette mer qui ne ressemble pas à la vraie. Elle allait régulièrement à la plage quand elle habitait encore dans le vrai monde.

RAM – J'aime bien la mer. Enfin...

Enfin, c'est compliqué. Lui, il ne pourra peut-être pas comprendre puisque c'est une Ombre. Mais elle, elle comprend. Elle comprend parfaitement. Elle sait ce qu'elle veut dire. Elle n'a pas peur de le dire.

RAM – Je préférais la vraie.

La vraie, dans le vrai monde. Le monde des humains. Ce monde qui n'est pas fait de pixel. Avec les mouettes et les goélands, avec les étoiles de mer et les poissons, avec les enfants qui, munis de longs filets verts, ratissent le sable à la cherche de crevettes.  

RAM – J'y allais tout le temps avec ma soeur.

Mais c'était mieux la vraie.




         
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« i come to talk with you again » part. 3 [RAM]

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