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 Sleeping beauty • Light

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CALL ME; [ RAM ]

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MessageSujet: Sleeping beauty • Light   Mar 25 Juin - 13:55



close your tired eyes


Le mug – Je pense que tu devrais ranger le classeur rose à côté du classeur vert parce qu'il s'entend très mal avec le classeur à pois.
RAM – ... Quoi ?
Le mug – Tu as très bien entendu : c'est la guerre entre le classeur rose et le classeur à pois. Une vieille querelle. Paraîtrait que le classeur à pois aurait dit au classeur à imprimés léopard qui l'aurait répété à l’agrafeuse qui l'aurait zozoté – mais ce n'est pas de sa faute si elle a un appareil, la pauvre – au pot a crayons qui en auraient discuté avec l'ordinateur devant le classeur rose que...
RAM – Attends, attends... Je n'ai jamais eu de classeur rose.
Le mug – Ah non ? Et ce que tu tiens en main, c'est quoi ?
Lestat – ... Rosy. Par pitié. Rentre chez toi et DORS.

Voilà ce qui s'était passé pour que RAM se retrouve à errer comme une âme en peine, longeant dans l'ombre les murs du secteur C, à minuit passé. Il avait juste fallu que son mug se mêle ce qui ne le regardait pas en lui disant de ranger un classeur rose qu'elle n'avait même pas en sa possession à côté d'un classeur vert qu'elle ne connaissait ni d'Adam ni d’Ève. Et depuis quand écoutait-elle les classeurs?Tout le monde le sait que ce ne sont que des fouines parfois obèses qui se pavanent et se vantent d'en savoir plus que les autres sur tel ou tel sujet. Elle en avait tiré cette conclusion : faire confiance à un classeur ne vous attire que des ennuis. Et pour cause ! Elle aurait pu continuer à travailler comme une personne normalement constituée – comme une dingue – sur ce foutu rapport d'enquête si ces maudits classeurs n'étaient pas entrés en guerre froide. C'était aussi la faute du mug qui avait eu la gentillesse de l'interrompre. Si au moins l'information était intéressante... Non ! Surtout qu'elle n'en avait que faire de cette saleté de querelle entre le matériel de bureau. Ça, ça l'avait agacée. Ensuite, quand on l'avait mise à la porte, on avait refusé qu'elle emporte des fichiers avec elle. Ça l'avait anéantie. Il fallait qu'elle se repose, qu'ils disaient. Elle, elle avait juste besoin de boire du café. Un café et ça repart !

La seule vérité était qu'elle était totalement et complètement crevée. Comme passée à la machine à laver. Elle battait trop régulièrement des cils, elle devait se piquer le bout des doigts avec une punaise pour rester éveillée. Parfois, elle ressentait le besoin de bouger pour ne pas se métamorphoser en statue. Et le café ne faisait plus d'effet sur son organisme. C'est qu'elle avait essuyé une nuit blanche et une nuit grise ainsi que de nombreux jours de travail. A cause des mercenaires. Ils lui en donnaient du travail, ceux-là ! Elle leur en était reconnaissante. C'était aussi de leur faute si elle longeait les murs comme une voleuse jusqu'aux habitations. Couvre-feu. Elle roule des yeux en grimpant les vieux escaliers de métal. Elle aurait peut-être du prendre le train pour rentrer chez elle. Oh non, c'est stupide. Elle ne serait même pas arrivée en un seul morceau à la gare. Elle tire la clef de sa poche et remarque, entre sept battements de cils, que ses mains tremblent. C'est bon, ce n'est rien. Elle ouvre cette porte qui n'est pas la sienne pour la refermer aussitôt, en silence, dans son dos. Elle met quelques minutes à s'habituer aux mouvements et tangue quelque peu en verrouillant la porte. Voilà.

Son sac sur l'épaule, elle se dirige lentement mais sûrement vers la salle de bains, abandonnant sur son passage ses chaussures près de la porte, ses chaussettes quelque part dans le chemin, son trench bleu près du fauteuil, un bout de chair de son orteil sur le pied de la table du salon, son chemisier contre un mur – à droite ou à gauche, qu'importe – et son jeans sur le sol de la salle de bains. Elle n'est pas vraiment en état de faire des manières de toute façon. En fait, elle plane plus qu'autre chose. Elle attrape le premier t-shirt qu'elle trouve perdu quelque part et l'enfile rapidement. Elle se trompe, enfile l'endroit sur l'envers, grogne en s'en rendant compte et inverse les sens. Au moins, elle a eu la décence de se changer dans la salle de bains. Et de ne pas enlever ses sous-vêtements. Pensez qu'elle est vraiment très, très fatiguée parce que même ivre, elle n'aurait jamais été coucher dans cette tenue. Comme quoi le manque de sommeil est pire que l'abus d'alcool. Chez Rose en tout cas. Sans un coup d'oeil pour ses yeux cernés et son teint blafard, Ann quitte la pièce. Elle étouffe difficilement un « aïe » quand son orteil embrasse encore une fois le chambranle. Elle laisse tomber son sac, lourd comme du plomb,dans un coin, quelque part dans la chambre. Elle essaie en vain de deviner un corps sous la couette. Elle ne devine rien. En même temps, elle ne voit pas grand chose. D'autant plus qu'il fait noir. Elle titube. Elle est crevée. Elle ne porte qu'un t-shirt en plus de ses sous-vêtements et elle ne s'en rend pas vraiment compte. Elle ne comprend plus rien à la vie. Elle est encore sur le cul d'avoir parlé avec son mug. Elle ne comprend pas pourquoi le classeur rose fait la gueule au classeur à pois. Elle ne sait même pas si elle a ce genre de classeur. Elle se roule contre Light et lui vole au moins une bonne moitié de sa couverture.




         


Dernière édition par RAM le Mer 26 Juin - 10:41, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Sleeping beauty • Light   Mar 25 Juin - 19:43


— relax and then —


Claqué. Du genre. Vraiment claqué. Du genre à ne pas avoir dormi depuis deux soirs parce que, eh, adrénaline oblige, la journée y avait une course, il voulait être prêt, et prêt à tout. Moyennant quoi, il n’avait pas dormi pendant deux jours. Oh, il somnolait bien la journée. Mais entre Oblivion qui le secouait pour qu’il reste éveillé pendant les révisions et améliorations du speeder et Jezee qui a eu la riche idée de lui vider un verre d’eau froide ; très froide, très très très très froide, même ; sur la tête, il n’a pas vraiment eu le temps de se reposer avant la fin de la course. Enfin, mine de rien, pour la course, il était réveillé. Très réveillé. Le shoot d’adrénaline qu’il se prenait avec le stress et l’appréhension ont eu don de le réveiller le temps de. A chaque sursaut c’était une nouvelle décharge et il accélérait un peu plus. Et Obli a vraiment géré les réglages une fois de plus, d’autant que Star en a rajouté une couche ; par prudence, qu’il avait dit, mais c’était sans doute plus par fierté ou par pure envie d’en rajouter.
Bon, avec tout ça, il a réussi à choper la première place. Pour la première fois depuis un moment, l’air de rien, avec toutes les courses qu’il avait manquées jusque-là. Stressé, fatigué. Ça lui réussit plus que d’habitude, il s’est dit qu’il allait réessayer. Il s’est dit, seulement. Ça n’est pas resté dans ses projets personnels très longtemps, à vrai dire. Pour ne pas dire que ça ne s’y est trouvé que l’espace de quelques millisecondes à peine. Et encore, quelques millisecondes, c’est beaucoup dire. Ç’a dû être de l’ordre de la nanoseconde, ou une connerie de ce genre-là. Ouais, sûrement quelque chose comme ça.

Car, voyez-vous, même pour une personne habituée pour ne pas dire droguée à ça, l’adrénaline réveille beaucoup sur le moment. C’est lié au stress et ça permet au corps et à l’esprit de réagir. Mais une fois que l’organisme n’en a plus besoin, c’est le coup de barre total. Le grand plongeon, pour faire bref. La fatigue revient d’un seul coup et elle s’accroche. Plus d’adrénaline pour lui dire d’aller voir ailleurs parce que la situation l’exige, fin du contrat.

Il avait donc dû se forcer à rester éveillé pour rentrer chez lui, et en oubliait même le couvre-feu qu’il s’était fait une joie de transgresser les jours précédents. Foutus mercenaires, foutu couvre-feu. Ce n’étaient pas eux qui allaient lui dire quoi faire de ses soirées. Il n’avait jamais écouté personne ; ou presque ; jusque-là, et il n’allait pas s’y mettre ; ou en tout cas pas pour tout le monde.

Il n’a pas une seule seconde pensé à autre chose que dormir. C’est tout juste s’il a remarqué que son genou rencontrait le bord de la table ; bon, si quand même un peu mais ça l’a juste fait grogner et râler après ledit coin de table ; ou qu’il a manqué de peu de se casser la figure sur un chambranle qui dépasse du sol ; c’est beau la vie dans le secteur C, même les chambranles vous en veulent.
Il a réussi, il ne sait trop comment, à achever de se défringuer, et à aller sous la douche. L’espace de dix minutes. Il commençait à s’endormir sous le jet d’eau et avait donc décidé, histoire de ne pas se noyer, de se sécher, enfiler son pyjama, descendre un minimum les stores, et finalement, aller se glisser sous sa couette.

Enfin. Se glisser, tout est relatif. Disons qu’il s’est plutôt larvé, ou à la rigueur, enfoncé sous sa couette, en ramenant l’oreiller un maximum sous sa tête. Et la seconde d’après il dormait à poings fermés. Quasiment roulé en boule sous sa couette, à rattraper le sommeil en retard de ces dernières quarante-huit heures. Le secouer n’aurait aucun effet, pas plus que de faire partir un feu d’artifice depuis la fenêtre de sa chambre. Toutes ces techniques se révéleraient inefficaces si vous tentiez de le réveiller. Pas plus que de lui en coller une ou lui coller un glaçon dans la nuque ou le dos.
Et puis, vous savez, le temps passe, le temps passe. Les heures s’égrènent, tout ça, tout ça. Il a fini par être un peu plus détendu, simplement larvé sous sa couette, un bras passé sous l’oreiller pour dormir. Minuit passés, il ne va pas se rendre compte de grand’chose qui pourrait lui arriver. Admettons, il s’est remis à entendre et il sent très bien la couette sur ses épaules, mais rouvrir les yeux ? Nooon, vous n’y penseriez même pas. C’est simplement une petite phase de sommeil léger avant qu’il ne retombe dans ce qu’on appelle le sommeil profond. Le gouffre, quoi.

Il est quoi ? Minuit quarante ? Minuit quarante-cinq ? Pas loin d’une heure du matin, en tout cas, et il se borne à dormir. Il y a du bruit dans l’appart, mais… et alors ? Jusqu’ici, sa porte a une serrure et il n’a pas entendu de coups répétés à ladite porte, donc c’est que la personne doit avoir les clefs. RAM. Ou Jezee. Qu’est-ce que les deux viendraient fiche ici à une heure pareille ? La belle question ! Sauf que lui, bah, il ne se la pose pas.

Il commence à se la poser quand quelque chose ; ou plutôt quelqu’un ; lui atterri délicatement dessus. Là, il sursaute, accessoirement, se prend le mur et reste à moitié sonné, à moitié endormi, à se demander ce qu’il se passe. Jusqu’à ce que la couette disparaisse subitement de ses épaules, et pour un frileux, ce genre de détail réveille, surtout après des heures passées sous cette même couette qui s’est doucement réchauffée jusqu’à devenir un petit havre de paix.

Et oh.
Bah. C’est RAM.

Il cligne un peu des yeux, en se demandant brièvement ce qu’elle peut fiche ici. La question ne lui reste pas longtemps en tête. Il essaie juste de récupérer un bout de sa couette, de s’y accrocher comme un forcené et de recaler sa tête sur son oreiller à lui et se rendormir comme une masse.

… Jusqu’au matin vers les neuf heures.


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MessageSujet: Re: Sleeping beauty • Light   Mer 26 Juin - 10:43



i know about popular


C'est de la lumière. De la lumière qui vient frapper comme on frappe à une porte contre sa paupière. De la lumière qui inonde sa vue. De la lumière qui la somme d'ouvrir les yeux, de battre des cils et de se lever. Et pourtant, elle garde obstinément les yeux clos. Non, pas maintenant. Elle qui se lève habituellement aux aurores, elle resterait bien dans son lit. Enfin, son lit. Dans le lit de Light. Elle ferme un peu plus les yeux, pour chasser la lumière. C'est qu'elle est envahissante, celle-là. C'est qu'elle est embêtante. Pourquoi ne fait-il déjà plus nuit ? Elle a l'impression de n'avoir dormi que quelques heures. Pas plus de cinq, pas moins de trois. Elle a dormi, c'est déjà ça. Elle a dormi comme elle n'avait pas dormi la nuit dernière ou la nuit d'avant. Elle a dormi comme une masse avec l'impression d'avoir été assommée. Elle se demande quelle heure il peut bien être. Pour le savoir, elle devrait ouvrir les yeux. Pourtant, elle les garde clos. Oui, elle est vraiment bien, là. Elle a chaud sans avoir trop chaud. A la bonne température. Elle garde les yeux fermés, se love un peu plus contre Light – en même temps, c'est le seul moyen qu'elle ait trouvé pour avoir un minimum de couverture – et tente de se remettre en position mentale afin de se rendormir. Elle pense à des trucs agréables comme... Comme le café. Le problème, c'est que le café, ça réveille. Elle ne se souvient que de la fin de son rêve. Et en flou. Elle sait juste qu'elle aimait bien. Alors, elle essaie de le rejouer. De manière assez approximative, il faut bien l'avouer. Rien n'y fait. Elle cherche à entendre un bruit régulier comme celui d'un aspirateur dans les appartements voisins, un mixeur quelque part ou même une tronçonneuse. Oui. Mais non. Pourtant, d'habitude, ça marche, ça la berce, ça la rendort.

Cette fois-ci, c'est certain : Rose est réveillée.

C'est un sentiment assez frustrant de savoir qu'on est encore fatigué mais qu'on n'a aucun moyen de se rendormir. C'est ce qu'elle se dit, là, écrasée sous le bras de Light. C'est frustrant. Elle soupire. D'énervement. De fatigue. De résignation. Elle se résigne docilement à rester couchée sans pouvoir retrouver le fil du sommeil. Elle se dit qu'elle pourrait recompter les moutons parce que c'est ce qu'il faut faire quand on doit se rendormir. Elle regarde son sac, posé – jeté – plus loin, par terre. D'accord. C'est là qu'elle l'a abandonné hier. Elle étire un peu ses jambes. Elle se sent vieille d'un coup, parce que ses jambes grognent un peu. C'est tout ce que ça procure, dormir en boule. Des courbatures.  Elle pose dans un geste automatique ses yeux sur son T.H.O.R. Neuf heures trente.

Bordel.

D'abord, le déni. Ce n'est tout bonnement pas possible qu'il soit déjà si tard si elle n'a dormi que cinq heures. Non, Annie. Tu as dormi neuf heures. Ensuite, le stresse. Le retard au travail, ce n'est pas pour elle. Elle sait qu'elle ne devrait pas y aller mais elle y tient. Ils seraient capable de foutre le feu à son ordinateur ou même de mélange tous les classeurs... Surtout qu'il ne faut pas mettre le classeur rose à côté du classeur à pois. Elle se dit qu'ils ne survivront pas sans elle, qu'ils mettraient un foutoir pas possible et que ce serait encore à elle de nettoyer. Pire : ils ne s'essuieront pas les pieds en rentrant et ils ne mettront pas leurs manteaux au porte-manteaux. Il ne faut pas que Toxic mette ses pieds sur la table. C'est sale, c'est répugnant et les gens ne sont pas obligés de manger ou de travailler avec la compagnie de sa boue de ses bottes. Non, décidément, elle ne peut pas passer sa journée à glander. Même si elle en a l'autorisation, elle ne peut pas. Elle essaie de se lever mais le bras de Light la garde clouée au matelas. Elle en aurait ri si elle n'avait pas été aussi en retard. Un sourire niais s'épanouit quand même sur ses lèvres. Elle tourne la tête dans sa direction et elle fond un instant en le regardant. C'est qu'il est vraiment chou quand il dort. Ça le rajeunit, on  dirait un enfant. Oui, mais voilà : elle est en retard. Elle se dit que c'est cruel de le réveiller encore une fois – elle suppose qu'elle a du le réveiller tout à l'heure. Elle pose sa main sur son épaule pour le secouer.

RAM – Light.

Pas de réponse. Aucun signe de vie.
Elle fronce les sourcils, le secoue plus fort.

RAM – Light, bouge-toi.

Si elle ne le sentait pas respirer, elle se serait inquiétée.

RAM – Laisse-moi me lever, je suis en retard.

Soit il fait semblant et s'amuse de la voir se débattre.
Soit il dort comme une marmotte. Pire qu'une marmotte.




         


Dernière édition par RAM le Dim 26 Oct - 21:07, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Sleeping beauty • Light   Mer 26 Juin - 12:47


— 'cause the last few nights have gone too fast —


Neuf heures.

Jusque-là, tout va bien. La veille, il s’est endormi il devait être quoi ? Dix-neuf ? Peut-être vingt heures. Vingt-heures trente, grand maximum. Il a, somme toute, vachement bien dormi. Si ce n’est plus. Alors pourquoi ouvre-t-il les yeux à neuf heures ? Bah parce qu’il n’a pas descendu les stores jusqu’au bout et que le secteur C étant très mitoyen du désert, c’est le soleil qui vient lui taper sur les paupières. Seulement, quarante-huit heures de sommeil en moins, c’est long et fastidieux, à rattraper. Alors tout ce qu’il se contente de faire, c’est grogner un peu et recaler sa tête dans l’oreiller en ignorant la lumière et il se rendort comme ça. Il en a même carrément oublié qu’il y a RAM qui squatte gentiment, roulée en boule contre lui depuis quasiment une heure du matin la veille. Lui, tout ce qu’il veut, c’est dormir. Rattraper le sommeil en retard et retourner empapaouter les autres au circuit. Et pourquoi pas aller attendre dans le hangar qu’il se passe quelque chose, aussi.

Alors, oui, il se rendort, et pas qu’un peu. C’est comme si on l’avait assommé. Il ne somnole même pas pendant quelques minutes avant de s’endormir. Il se rendort vraiment directement. Comme une marmotte si ce n’est pire. Et il a toujours sa couette et son oreiller. Très dans le ton du secteur C, mais les siens quand même. Pour tout dire, il ne se rend même plus compte que RAM continue de dormir à côté de lui. Alors bon. Quand on vous dit que c’est une marmotte quand la situation l’exige. Il est très bien là où il est, et il compte, naturellement, bien y rester tant qu’il peut. Disons qu’il peut. Il a le temps. Rien de prévu, de toute manière, son boulot c’est pilote et ça navigue au gré des courses auxquelles il a envie de participer. En gros, un boulot de feignasse. De vraie grosse feignasse qui peut rester des heures sur son canapé à fixer le plafond. A condition que ledit canapé soit confortable. Jusqu’ici, il a dû trouver son canapé confortable à deux reprises : après avoir testé le sol, et en étant sacrément claqué. Autrement dit, pas énormément. Et dans des circonstances assez exceptionnelles, alors autant dire que ça ne compte pas beaucoup sur la fin. Le lit est quand même plus confortable. Et y a plus de place que sur le canapé.
… Quand il n’y a pas quelqu’un d’autre qui squatte, s’entend.

Eh oui, quand il y a quelqu’un d’autre, la place se restreint. Sans blague ? C’est à se demander comment il a pu dormir aussi longtemps avec RAM collée à lui. C’est bien simple. Ça se tient à deux ou trois petites choses toutes bêtes. De un, il est vraiment, mais alors vraiment claqué. De deux il a reconquis sa couette et son oreiller, donc il a l’essentiel pour se rendormir tranquillement. En gros, c’est ça. Tant qu’il a une couette et un oreiller qu’il peut jalousement garder pour lui, il peut plus ou moins dormir n’importe où, n’importe quand.

Et puis finalement, on le secoue. Enfin. On. RAM, quoi. Lui, il n’en a rien à cirer. Il est très bien comme il est, où il est, il n’a pas du tout envie de se réveiller aussi tôt. Il doit être quoi ? Neuf heures trente et des poussières ? Quelque chose comme ça. Alors il est absolument hors de question qu’il se réveille. Que RAM ne puisse pas bouger à cause de son bras, il n’en a strictement rien à faire. Mais alors rien de rien. Et qu’elle l’appelle, non plus.
Alors qu’elle le secoue plus fort que la première fois…

« Light, bouge-toi. »

… c’est juste potentiellement inefficace. Non, là, bouger, ce n’est pas dans le champ des possibilités. Il l’entend très bien, mais bouger n’est pas imaginable. Il est très bien entre la frontière du rêve et du réel. Alors qu’elle soit en retard, il s’en contrefiche.

Il grince un peu, tout de même, avant d’attraper RAM par la taille, recaler sa tête sur l’oreiller ; parce que oui, il est là aussi, lui ; et ouvrir à peine les yeux.

« … Bahfallaitpasm’utilisercommecoussinàquasimentuneheure. »

Si vous n’avez rien compris il est question d’être un coussin à minuit passé et de vouloir se venger gentiment. Il referme donc les yeux et remonte un peu la couverture sur son épaule. Non, non, et non. Elle n’ira pas bosser aujourd’hui, point final. Elle n’avait qu’à pas venir squatter son lit, si elle voulait repartir bosser le matin. Voilà.

« Nonmaisdesfois… »

Autrement dit, ça revient à : maintenant c’est mon tour de t’utiliser comme coussin alors tu RESTES. Possessif ? Lui ? Nooon, si peu, si peu !

… Mais bon.


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MessageSujet: Re: Sleeping beauty • Light   Mer 26 Juin - 17:50



oh. d'accord.


Elle le secoue mais c'est comme secouer un rocher de cinq tonnes. Ca ne sert à rien. Ca ne sert à rien parce que, de un, c'est bien connu, Rose, quand elle n'a pas de fichiers dans les mains, n'a aucune force. Mais vraiment aucune. On dira qu'elle a la force nécessaire pour ouvrir un pot de confiture. En même temps, elle vit seule. Ce n'est pas comme si elle pouvait se ramener dans la salle de bains à moitié habillée pour demander à son amoureux d'ouvrir la confiture de cerises. Mais elle persévère dans sa tâche fastidieuse. Mais réveiller une marmotte, c'est comme pousser un rocher de cinq tonnes au sommet d'une colline. C'est la chute assurée.

Cinq tonnes. Elle a l'impression qu'il pèse cinq tonnes. Elle grogne. Il est lourd. Trop lourd. Pour elle. Après, c'est peut-être parce qu'il met tout son poids sur elle et qu'il dort. Somnole. Fait semblant. Elle ne sait pas. C'est difficile à dire. Il ne sourit pas. Il ne rigole pas. Il ne grogne pas. Il ne remue pas. Il respire, c'est tout ce qu'il fait. Et pourtant, ce n'est qu'un bras. Un bête bras qui ceinture son ventre. Un bras qui agrippe sa taille dans le seul et unique but de l'empêcher de bouger. Elle fronce les sourcils. Alors c'est à ça qu'il veut jouer ? Il grogne quelque chose d'inaudible. Elle a tendu l'oreille, elle a fait tout ce qu'elle a pu mais là...

RAM – Tu sais que tout ce que j'ai compris de ta phrase, c'est « coussin » et « une heure » ?

Et elle rigole. Un tout petit rire qui meurt pour reformer ce stupide sourire niais de gamine amoureuse. Ce qu'elle peut être désespérante quand elle fait ce sourire. Si sa sœur la voyait, elle n'en croirait pas ses yeux. Elle a exactement le même sourire que celui dont elle se moquait dans les films d'amour qu'elles regardaient, nichées l'une contre l'autre, sur le lit de Rose, devant son ordinateur portable. Maintenant, elle a le même. Elle aime bien ce sourire, au fond. Mais seulement en privé. En public, ça ne colle pas avec son air sérieux et « T'avises pas de te foutre de moi ». Elle plisse un peu son nez en le regardant, la tête écrasée contre son oreiller. Elle roule des yeux en se penchant vers lui afin de déposer un baiser sur sa joue.

RAM – Très bien, très bien. La prochaine fois, j'irai dormir dans sous un pont. Je devrais même trouver une chambre au Myosotis, non ?

Elle profite d'être là pour le chatouiller avec ses mèches blondes qui pendent négligemment dans le vide. Elle les passe sur sa joue, sur son front, sous son nez  et dans le creux de son cou. Elle s'amuse de le voir frémir, de le sentir bouger. Un sourire faussement diabolique étire ses jolies lèvres. Elle le sait, qu'il n'aime pas. C'est en partie pour ça qu'elle continue. Elle repasse sur ses yeux, sur ses lèvres, ses joues, ses oreilles. Elle, elle n'aime pas être bloquée et encore moins être maintenue à un lit. Surtout quand elle est en retard au travail et qu'elle a tellement de choses à faire... Comme trier des dossiers. Comme faire du café. Comme engueuler les gens qui mettent leurs bottes dégueulasses sur les tables. Oh mon dieu... Les tables. Il faut qu'elle y aille.

RAM – En plus, je pensais que ça te ferait plaisir de me voir. Même à une heure du matin.

Elle se redresse, croise les bras sur sa poitrine et pince les lèvres. D'accord. Puisque que c'est comme ça, elle boude. Elle boude parce qu'elle ne peut pas se lever. Elle boude parce qu'il ne réagit pas. Elle boude parce qu'il dort. Elle boude parce qu'elle veut aller travailler. Elle boude parce qu'elle n'aime pas rester au lit – même si elle n'a jamais vraiment essayé.

RAM – Oh et puis... Bonjour !

Et ce sourire de niaise qui revient.




         


Dernière édition par RAM le Jeu 11 Juil - 18:43, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Sleeping beauty • Light   Ven 28 Juin - 17:45


— i'll say goodnight —


Elle n’a pas compris un traître mot de ce qu’il a dit ; apparemment. Mais ça, ce n’est pas vraiment son principal problème. Tout ce qu’il veut c’est dormir. Dormir, et point final. Il a suffisamment de cernes pour se dire que oui, il devrait peut-être penser à arrêter cinq minutes et dormir. Il l’entend vaguement rire, mais ne réagit pas. Il aurait pu sourire, mais non. Il est vraiment trop bien à somnoler comme il le fait. Il entend ce qu’il se passe, il a conservé les sensations tactiles, l’odorat. Mais il ne compte ni ouvrir les yeux, ni bouger. Il a proprement l’impression d’être allongé sur de l’ouate. C’est léger, c’est succinct. Ça donne l’impression de pouvoir se briser avec un bête battement de cil, alors… il ne bouge pas. Il va finir par se rendormir, c’est forcément ça. Seulement, son cerveau a beau être ensommeillé, il se dit une chose : que RAM devrait rester. Il ne cherche ni comment, ni pourquoi, ça tombe comme une évidence et c’est bien pour ça qu’il reste contre elle et refuse de la lâcher. Pas seulement parce qu’il lui a servi de coussin en pleine nuit, aussi parce qu’il veut qu’elle reste. Si elle est venue se lover à côté de lui à quasiment une heure du matin, ça veut dire qu’elle était dans le secteur C depuis longtemps.
Jamais elle ne serait venue du A juste pour ça. Ne rêvons pas trop.

« Très bien, très bien. La prochaine fois, j’irai dormir sous un pont. Je devrais même trouver une chambre au Myosotis, non ? »

Et en plus de ça, elle se met à le chatouiller. Avec quoi, il ne sait pas. Mais ça fonctionne, c’est rien de le dire. Il grogne un peu, bouge la tête ; sans lâcher RAM pour autant ; et essaie vainement d’échapper au supplice sans la quitter ni même ouvrir les yeux. Au final, il somnole le visage à moitié enfoncé dans son oreiller. Rien que ça. Il n’aime pas être chatouillé ; qui aime, d’ailleurs ? C’est juste dérangeant, et assez désagréable au fond. Et puis, il veut dormir. Et que RAM reste. Qu’elle ait quelque chose à faire, qu’elle soit en retard, il s’en fiche. Il veut qu’elle reste et c’est pour ça qu’il ne la lâche pas. Sauf qu’à force d’être chatouillé, il finit par ouvrir les yeux. Et puis, content à une heure du matin… Bon. Ce n’est pas tellement son genre, et il aurait déjà fallu qu’il se rende vraiment compte de quelque chose, ce qui n’avait pas été le cas. Il avait constaté, à moitié, et s’était rendormi comme une marmotte. Une grosse marmotte.

« … ‘jour. »

Pas réveillé. Il n’a qu’une envie : retourner sous sa couette et finir de se reposer. Ce qui va, somme toute, prendre un bon moment. Il n’a toujours pas lâché RAM et tente de mettre un semblant d’ordre dans son esprit. Lequel doit avoir à peu près la même consistance que la gelée de groseilles. A quelque chose près un truc du genre. Et zut, pourquoi c’est aussi lumineux ? Foutu désert. S’il veut pouvoir se rendormir il faut qu’il baisse complètement les stores, mais pour ce faire, il faut qu’il se lève. Se lever, ça voudrait dire lâcher RAM, et en plus, se réveiller suffisamment pour peut-être ne pas se rendormir après. Monde cruel.
Il émet une sorte de couinement de protestation et recale sa tête dans l’oreiller.

« … ‘aimepaslematin… »

J’aime pas le matin. J’aime pas l’après-midi. J’aime pas le soir. J’aime pas ci, j’aime pas ça. Toi, bah je t’aime pas non plus. J’AIME RIEN, voilà. Au moins comme ça c’est réglé.
Et il n’aime pas les stores non plus. Parce qu’évidemment l’interrupteur pour les baisser est à côté de la fenêtre. Au moins, dans le secteur A, y a une télécommande pour les stores. Mais le secteur A, c’est un secteur de feignasses. C’est donc à contrecœur qu’il lâche RAM pour aller appuyer sur ce foutu interrupteur à stores, histoire de le baisser un peu plus. Il n’a toujours pas l’air réveillé, et il a hâte que ce store finisse de descendre pour retourner dormir. Et par la même occasion retourner se lover contre RAM comme un gosse et l’empêcher de partir.

C’est qu’elle essaierait en plus.

C’est pour ça qu’il revient rapidement jusqu’à son lit, prend le poignet de RAM dans sa main et retourne sous sa couette, qu’il partage au même titre que son oreiller. Lui, par contre, il reste côté mur. Par habitude. Mais il ne compte pas du tout lâcher RAM. Cette idée ne lui traverse même pas l’esprit. Elle peut le chatouiller, il ne la lâchera pas.

« Tu restes. »

Non, ce n’est pas une question.
Il se contente de rester contre elle et de se remettre doucement à somnoler.


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MessageSujet: Re: Sleeping beauty • Light   Jeu 11 Juil - 19:10



you're gonna miss me when i'm gone

Elle aurait pu essayer de s'enfuir.
Essayer. C'est le mot.

Le problème, c'est qu'elle n'a pas pu. Et qu'elle n'a même pas eu le temps d'essayer. L'idée l'avait à peine effleurée, elle y avait à peine penser qu'il avait déjà repris sa place dans son lit, sur son oreiller, contre elle. Son poignet libre s'est subitement retrouvé captif de ses doigts et elle en avait déduit qu'elle n'aurait pas la possibilité de bouger. Son « Tu restes » n'avait fait que confirmer ce qu'elle savait déjà. Non seulement elle allait devoir rester sagement allongée dans un lit sans avoir la capacité de faire quoique ce soit mais en plus, Monsieur allait continuer sa nuit. Pourtant, neuf heures trente, c'était une bonne heure. Pour elle. C'est l'heure à laquelle son corps décide qu'elle a assez dormi, même en s'étant couchée à passer minuit. C'est l'heure des flemmards qui pensent s'être levés suffisamment tôt pour conquérir le monde. C'est l'heure parfaite. Ni trop tôt, pas trop tard. Une demi-heure avant l'ouverture des magasins, une heure et demi après l'ouverture des boulangeries. Mais lui, il se rendort contre elle, il appuie son front contre ses omoplates. Il se rendort parce qu'il le peut,  parce qu'il est crevé et qu'elle, elle devrait être capable de comprendre qu'il est loin d'avoir la force physique de Catilina qui pouvait se passer des huit heures de sommeil conseillées et qu'elle devrait non seulement s'excuser mais en plus le laisser tranquille. Seulement, voilà. Travail. Le travail vient à bout de tout. Labor omnia uincit. Elle a un travail et elle y tient. C'est important. Pour elle.

RAM – ... Light.

Elle voudrait paraître menaçante, faire entendre des roulements de tonnerres dans sa voix, limite avoir l'air méchante, vilaine petite amie, mais elle n'y arrive pas. Elle ne parvient ni à le gronder ni même à étouffer les vapeurs de tendresse qui se dégagent d'elle. Quelle gnangnan. Sur un coup de tête, elle prend la décision de se retourner. Pour lui faire face. L'affronter, lui montrer qu'elle aussi, elle est forte et déterminée et que, bordel de merde, elle finirait coûte que coûte à aller travailler. Même si, sur le moment, elle frotte son nez contre le sien.

RAM – Hé. Je t'aime.

Elle continue son « bisou d'esquimau », un grand sourire de bécasse énamourée sur ses lèvres pâles.

RAM – Je t'aime, et j'adore me réveiller dans tes bras au matin, et j'adore te regarder dormir, vraiment, et tu restes adorable avec tes yeux qui battent de sommeil même si tu es fatiguant. Fatiguant et têtu.

C'eut été trop beau qu'il daigne bouger. Qu'il la lâche, qu'il la laisse s'échapper. C'eut été trop beau, c'est pour ça qu'il n'a même pas frissonné, ou souri, ou rougi. C'est pour ça qu'il n'a rien fait. Et elle, elle esquisse une moue. Elle est vexée, choquée, agacée et aussi têtue que lui. Travailler compte elle. Elle ira travailler. Elle se glisse dans ses bras même si sa main autour de son poignet lui fait un peu mal et empêche ses mouvements. Mais elle s'y glisse, s'y niche comme une couleuvre sous les pierres.

RAM – Tu vas me rendre folle. Et je dois aller travailler.

Ça, c'est dit. Elle dépose ses lèvres sur les siennes. C'est une manière quelconque d'espérer le voir s'éveiller, ouvrir les yeux, battre des cils, lui sourire comme un con. Comme elle aimerait le voir sourire. C'est ce qu'elle se dit, parfois. Ce qu'elle s'imagine. Et souvent, elle se dit que ça ne lui irait pas. Elle en conclut qu'elle l'aime comme ça, quand il râle, quand il l'empêche de bouger. Ça l'amuse, c'est vivifiant. Elle lui en est limite reconnaissante.

RAM – Et si tu continues, je prendrai cet affront comme une vengeance concernant la fois où je t'ai volé tes clefs pour te garder chez moi.

Elle n'avait pas la force de garder quelqu'un chez elle, Rose. Mais elle avait l'intelligence de trouver de quoi réparer ce handicap. Se lever tôt. Voler des clefs. Aller travailler. Tous les chemins mènent à Rome. Ou dans son cas, au travail.




         


Dernière édition par RAM le Mar 30 Juil - 19:37, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Sleeping beauty • Light   Mer 17 Juil - 19:49


— they say it's what you make —


Il commence doucement à se rendormir. Pour de bon. Se rendormir vraiment, et après c’est vraiment mort pour le faire bouger. Bien que le sommeil reste léger pour le moment, ouvrir les yeux c’est… c’est impossible. Il est vraiment trop claqué, c’est un miracle qu’il ait pu se lever pour fermer les volets. Et qu’il ne se soit pas cassé la gueule en revenant au lit. Alors là, lové contre RAM, ce n’est même pas la peine de juste penser à bouger. Et qu’elle veuille faire ceci ou cela… zut, quoi. Il n’a pas du tout envie de bouger de là où il est, il y est bien. Quitte à radoter, il ne veut vraiment pas bouger. Il veut juste se rendormir et avoir la paix encore quelques heures, le temps que son cerveau et son corps décident que c’est bon, il peut retourner faire le zouave sur les champs de course, ou aller embêter Oblivion et Stargazer au garage. Pourquoi pas aller donner quelques baffes au passage, soyons fantaisistes. C’est toujours bon à prendre, une occasion de se défouler un peu plus que d’habitude, non ? Ramasser des coups de poings, il a l’habitude. Tant que ça ne dégénère pas en tentative groupée de meurtre, il est prêt à se les prendre presque avec reconnaissance.
Y a des fois, faut lui apprendre à la fermer.

« … Light. »

Pour l’air menaçant, on repassera. Il entend parfaitement RAM, et elle a plus l’air gentille et attendrie qu’autre chose. Lui, il ne veut pas la lâcher, et ne la lâchera pas. Elle n’ira pas bosser, point à la ligne. Pas plus que lui n’ira participer à une course avant plusieurs jours. Les deux dans le même panier, et zou. Pour le moment il se contente de s’endormir pas à pas et ça lui convient très bien. Alors bon, quand le nez d’Annie entre en contact avec le sien, il sursaute un peu ; sans émerger pour autant. C’est la première fois que ça lui arrive, et avec les sens endormis par la fatigue, c’est plutôt surprenant. Mais pas désagréable. S’il était réveillé, ça le ferait sourire.
Seulement voilà, il n’est pas réveillé. Il est plus proche du sommeil que de l’éveil.

Et il sait qu’il est fatiguant et têtu. Même si, venant d’Annie, ça lui fait plaisir d’entendre ça. Ça sonnerait presque comme un compliment. Presque. Et il desserre un peu sa prise sur son poignet quand il la sent venir se nicher dans ses bras. Il la lâche pour simplement l’enlacer, toujours en train de somnoler comme une masse. Il ne compte absolument pas lâcher RAM, et maintenant qu’elle est contre lui, c’est encore moins en question qu’avant. Et c’est tellement mieux que d’être obligé de lui tenir le poignet pour espérer qu’elle ne parte pas. Quand même. On ne rechigne pas devant un peu de praticité, parfois, dans la vie. Même lui.
Il ne veut pas qu’elle aille travailler.

Et quand les lèvres d’Annie rencontrent les siennes, il frissonne légèrement. Ça lui donne envie d’enfoncer son visage dans l’oreiller tellement ça l’a surpris. Pourquoi ne le laisse-t-elle pas somnoler en paix ? Pourquoi est-ce qu’elle ne fait pas pareil que lui ? Elle pourrait. Non ? Il n’a pas envie de poser la question, il ne veut juste pas qu’elle y aille mais il n’a pas envie d’ouvrir les yeux pour le lui dire.

« Et si tu continues, je prendrais cet affront comme une vengeance concernant la fois où je t’ai volé tes clefs pour te garder chez moi. »

Cette fois, il dit quelque chose. Enfin. Il émet plutôt une sorte de grincement de protestation. Non, non, et non. Il ne la lâchera pas, pas plus qu’il ne la laissera aller au boulot. Crénom de nom. Il cale d’abord sa tête contre l’épaule de RAM et reste comme ça quelques secondes, avant de daigner ouvrir les yeux, l’air tout sauf réveillé. Il recule légèrement l’échine en fixant RAM. Il se rendormira vite, lui, au moins.

« … mais j’ai pas envie que t’ailles bosser, moi. »

Bon, ça c’est dit, c’est fait, on en parle plus, d’accord ?
Il ne la lâche pas pour se frotter les yeux, il se contente de papillonner des paupières assez rapidement. Réflexe idiot pour y voir clair quand on est pas réveillé. Puis finalement, il se blottit de nouveau contre RAM.

« J’ai envie que tu restes… »

Comme un gamin en train de bouder.


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MessageSujet: Re: Sleeping beauty • Light   Mar 30 Juil - 19:41



a.mou.reux

Rose le regarde en battant des cils. Oh. C'est à ce point-là ? Il est fatigué à ce point-là. Il veut qu'elle reste à ce point-là. Elle baisse un peu les yeux, comme une enfant qui se rend compte qu'elle a fait une bêtise. Ensuite, elle hoche la tête.

RAM – D'accord.

D'accord. D'accord, elle se range sur le côté. D'accord, elle lève les mains, comme le voleur face au gendarme. D'accord, elle dépose les armes. Elle capitule. Elle s'avoue vaincue. Elle se dit que ce n'est pas grave. Et elle ferme les yeux. Elle ferme les yeux avec la ferme intention de se reposer parce qu'au fond, il a raison. Il faut dormir tant qu'on le peut. Qui sait ? Peut-être aura-t-elle à subir une nouvelle attaque de monstres ou même d'Alice. Autant prendre des forces tout de suite, tant qu'il en est encore temps. Elle pense à toutes sortes de choses, remet ses idées en ordre, dans les armoires de son cerveau. Les sentiments en avant. Oui, elle se sent vraiment bien dans les bras de Light. Il lui tient chaud, elle qui a étrangement froid au niveau des jambes, et sa respiration régulière la berce. Un peu. A l'entendre, elle devine qu'il se rendort et ça lui arrache un sourire. C'est calme. Le boulot, elle essaie de l'oublier pour le moment. Essayer, c'est toujours le mot. C'est plus facile à dire qu'à faire. Elle rangera les dossiers demain. Elle ne sait plus s'il y avait une réunion importante prévue en ce jour. Elle ne sait pas. Peut-être même que les six autres s'inquiètent pour elle. C'est vrai. En six mois, elle n'a jamais manqué le travail une seule fois. Ils lui ont peut-être envoyé un message. Elle ouvre les yeux et consulte son T.H.O.R. Cinq minutes se sont écoulées alors qu'elle pensait qu'il y avait une heure qu'elle avait fermé les yeux. Et elle n'a aucun nouveau message.

Elle gonfle ses joues, frustrée. Personne n'a rien remarqué. Personne ne pense à elle. Elle qui n'est pas derrière son bureau. Elle qui n'a pas fait de café. Elle qui est encore allongée alors qu'elle devrait devrait être réveillée depuis quatre bonnes heures. Elle qui subit le trop lent mouvement des chiffres digitaux de son bracelet.

Elle observe Light. Oui, il dort, lui. Il s'en fout passablement du reste du monde. Il s'en fout puisqu'il dort. Somnole, du moins. Il a atteint l'entre-deux, le moment où les somnolences se confondent au sommeil. Du bout des doigts, elle dégage quelques mèches argentées de son front. Peine perdue puisqu'elles retombent aussitôt en désordre. En regardant ses cheveux, elle essaie de percer le mystère de leur couleur. Pourquoi gris ? Alice aurait pu choisir brun, noir, blond. Roux, même. Elle émet un petit rire étouffé en imaginant Light roux. Non. Décidément, aucune couleur ne pourrait remplacer la teinte argent de ses cheveux rebelles. Quoique. En regardant de plus près, ils ne sont pas argentés. Ils sont plus foncés que ça. C'est compliqué, quand même, les couleurs de cheveux. Blond. Blond vénitien. Blond tout en étant passablement blanc. Châtain clair. Châtain foncé. Brun. Auburn. Roux. Roux poil de carotte. Roux cuivré. C'est compliqué. Pourquoi ne pas faire simple. Gris. Blanc. Brun. Roux. Blond. Noir. Voilà.

Elle s'ennuie. Elle s'ennuie à en mourir. Comme un rat mort. Alors, elle se redresse un peu dans le lit. Se défaire de l'étreinte de Light, c'est compliqué, aussi. Pire que l'histoire des cheveux. Mais elle profite du fait qu'il s'endort pour exploiter la faiblesse du sommeil. Elle se redresse, s'assied et s'adosse au mur derrière elle. Sa main s'égare un peu dans les cheveux de son amoureux. A-mou-reux. Ce terme lui arracherait presque un énième sourire niais. Ses doigts s'enroulent autour de ses mèches. Ses yeux se promènent sur la chambre. Elle ne voit pas ses vêtements. Elle ne se rappelle pas de ce qu'elle en a fait, hier soir. Soit. Ce n'est pas grave. Ses yeux s'attardent sur son sac d'où elle voit dépasser quelques feuilles. Des restes de dossier, sans aucun doute. Elle se dit que si elle pouvait les avoir, les attraper, elle pourrait travailler tout en restant près de Light. Elle se penche un peu, essaie d'attraper les feuilles du bout des doigts mais le sac est décidément hors de sa portée. Elle fronce les sourcils, essaie de se pencher plus mais l'étreinte de Light se ressert contre sa taille. Elle soupire et se penche vers Light, jusqu'à ce que ses lèvres effleurent son oreille.

RAM – Light ? Light... Et si je travaillais ici ?

Hein, qu'est-ce que tu en penses ? Pitié, dis oui.

RAM – ... Juste à côté de toi.




         
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