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 [résolu] « back up, back up, take another chance » part. 2 [RAM]

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CALL ME; [ Light ]

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MessageSujet: [résolu] « back up, back up, take another chance » part. 2 [RAM]   Mer 27 Mar - 19:08


— 'cause we belong together now —


Dans le train ?
Il est resté silencieux. Et calme, surtout. Il se serait fait marcher sur les pieds qu’il n’aurait pas bougé d’un cil. Il restait là, adossé à l’une des vitres, les mains toujours dans les poches, à regarder le paysage défiler au fur et à mesure que le train se rapprochait du secteur B. RAM ? Il la regardait aussi, de temps en temps, pour savoir si tout allait bien. Il lui a même souri, une fois. Et jeté un regard mauvais à un type qui louchait sur elle. Le regard mauvais, c’est un peu sa spécialité. N’importe où n’importe quand à n’importe qui dans tous secteurs, surtout le C. Le point bonus : c’est que le type n’avait plus louché sur RAM ensuite.
Et lui, il avait pu se remettre à regarder le paysage défiler sans rien dire du tout. Peut-être que s’il avait parlé à RAM le type n’aurait pas louché dans sa direction, qui sait ? Mais il l’aurait peut-être aussi frappé. C’est pas franchement ce qu’il est conseillé de faire. Alors, oui, au final, juste un regard noir, c’était très bien. Puis la vitre derrière l’autre abruti atteint de strabisme convergent avait pas demandé à se retrouver avec la tête de quelqu’un écrasée contre.

… tout ça pour dire qu’il n’a strictement rien fait de susceptible de tout faire foirer, en fait.

Il a même tendu la main à RAM quand le train avait commencé à ralentir en arrivant au secteur B. Pour la suite, son cerveau avait décidé de faire le pas. Trop d’émotion d’un coup a légèrement altéré la mémoire et il a du mal à retracer le fil à partir de là.
Tout ce qu’il sait c’est qu’il a marché tranquillement et toujours sans rien dire du tout. Muet. Comme une carpe. Qu’est-ce qu’il pourrait lui dire, en même temps ? A part que… ben à part que la semaine suivante il reprend les courses, qu’elle soit d’accord ou non ? Qu’on lui a demandé de repeindre une porte en rose pute et vert phosphorescent ? Qu’il a gagné un coquillage de bien 10cm de long ? … Que Jezee s’est foutu de sa gueule avant qu’il ne parte ?
Si elle savait, RAM, elle se foutrait bien de lui, sûrement… Quoiqu’il n’en sait rien. Il suppose. Il a l’habitude qu’on se foute de lui, qu’on le frappe, qu’on le colle à un mur pour lui coller un pain… Ce genre de choses. Et lui, naturellement, il a la sale habitude de répliquer.

Alors, non, il n’a rien dit jusqu’à ce qu’ils arrivent au bar à sushis. Disons que. Dans le secteur B, y a pas grand’chose d’autre côté restaurants. Et c’est déjà mieux que ce qu’on peut trouver dans le secteur C, y a pas à dire. Il a quand même jeté un regard anxieux aux personnes de service, craignant de repérer Jézebel.
Par contre, une chose qu’on ne peut pas reprocher à Jezee, c’est d’être prévoyante. C’est elle qui a réservé la table. Merci, Jezee, quand même.

Et une fois qu’ils sont installés, qu’est-ce qu’il se passe ?
Ben pas grand’chose. Pour Light, en tout cas, c’est le calme plat, de chez plat. Rien à dire. Ou rien qu’il juge intéressant de dire. Mais d’un autre côté, RAM n’a sûrement pas envie d’entendre parler des prochaines prévisions pour la course de la semaine suivante. Il n’a pas envie de lui dire qu’il a peur de se tauler une autre fois. Il n’a pas envie de lui dire qu’il a peur, tout court, quand on y pense.
Il reste là, à pianoter machinalement sur la table, attendant que quelque chose se passe, à fixer la manche, la table, à fixer la fenêtre, ou à regarder rapidement RAM du coin de l’œil.

C’est calme, c’est vraiment… tellement calme.
Bon. Essayons de meubler la conversation.

« … Sinon… »

… Quelque chose à dire. Vite.
Quitte à passer pour un abruti… N’importe quoi, du moment que c’est gentil. Allez. Les millièmes de seconde passent pendant que son cerveau cherche quelque chose de cohérent, de sympa, et qui ne fasse pas non plus trop idiot.
Et qui continuerait la conversation, surtout. Parce que si ça s’arrête là, il risque d’avoir du mal de meubler la suite.

« … T’as passé une bonne journée ? »

… C’est toujours bien d’essayer.




Dernière édition par Light le Mer 22 Mai - 15:21, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: [résolu] « back up, back up, take another chance » part. 2 [RAM]   Dim 31 Mar - 13:13


you gotta be the first to run

Décidément, c'est le calme plat. Une véritable mer d'huile. Personne ne parle. Enfin, si. Les gens dans le wagon parlent. Certains gesticulent pour pimenter leurs récits, d'autres rient très – trop – fort. Il y en a des qui puent la sueur, d'autres qui transpirent l'alcool. C'est écœurant. Elle essaie de se concentrer sur l'extérieur mais les vitres sont tout aussi sales. Personne n'est donc chargé de nettoyer ce foutu wagon ? Vraiment, c'est immonde. Quand elle pense aux maladies qu'on peut contracter dans ce wagon, elle tuerait pour en descendre. Qu'est-ce qu'elle ne ferait pas pour quitter ce nid à microbes ! Plus elle y pense, plus il lui semble entendre des gens tousser, renifler, éternuer. Elle a vu dans un film. Ou peut-être était-ce une série ? Quoiqu'il en soit, c'était une épidémie inconnue qui frappait toute une ville. Elle avait commencé par frapper les personnes qui avaient osé toucher la barre du bus que le criminel – car il y avait quelqu'un derrière tout ça – avait contaminé. Mais ce n'était jamais qu'un film. Ou une série, peu importe. Peut-être en fait-elle trop. Il faut relativiser, être optimiste. Allons, regarde ! Tu vas passer une soirée avec une compagnie autre que celle de fichiers ou d'un chat inexistant. N'est-ce pas fabuleux ? Tu deviens une grande fille.

Quoiqu'il en soit, ils ne parlent pas. Et les autres passagers, qu'est-ce qu'ils pensent d'eux ? De ce couple – qui n'en est pas un, rappelons-le – qui ne se parle pas. On pourrait peut-être demander à ce garçon qui lorgne sur elle depuis une demi-heure. Peut-être n'est-ce juste qu'une impression mais ce garçon aurait beaucoup de choses à lui dire s'il avait pu. On dit s'il avait pu parce que le regard noir de Light n'a échappé à personne. Enfin, il n'a pas échappé au garçon qui en était la cible ni même à elle qui observait Light du coin de l'oeil ce moment précis. Elle n'y a pas vraiment cru, au départ. Elle pensait que c'était pour autre chose que pour le garçon. Elle avait rosi en comprenant. Ca lui faisait plaisir. Elle ne se souvenait pas que quelqu'un ait jamais fait ce regard pour elle. Ou peu-être qu'on l'avait fait mais qu'elle ne l'avait jamais capté. C'est en souriant comme une bécasse qu'elle reporte son attention sur les paysages défilant à l'extérieur. Ca veut dire quoi ? Est-ce de la jalousie ? Une possessivité maladive ? Ca lui fait plaisir. Mais tu dois te faire des films, chérie.

Il n'empêche qu'elle n'hésite pas vraiment en prenant la main de Light. Il a le peau chaude, ce bougre. Plus chaude que la sienne en tout cas. Elle devrait peut-être consulter un médecin si elle veut savoir pourquoi sa peau garde une température de morte. Quel gentleman, de l'aider ainsi à sortir du train. Oh, pense que c'est pour ne pas te perdre, c'est tout. Il n'empêche que c'est une attention charmante que celle-là. Vraiment très, très charmante, oui.

Elle soupçonne Jézebel d'avoir réserver la table au restaurant. Elle la remerciera plus tard. Demain, si elle la voit sur le temps de midi, en allant acheter les traditionnels sushis. Elle est gentille, Jezee. Elle passe une main dans ses cheveux peu coiffés, l'autre toujours enfermée dans celle de Light. Elle se retient de sourire comme une gamine en se mordant doucement la lèvre. Ce serait con de l'abîmer maintenant. Ce serait con de la charcuter plus tard, aussi. Peut-être en aura-t-elle besoin. Tu te fais des films. Il n'y a que dans les films que le garçon raccompagne son amie jusqu'à sa porte où il l'embrasse pour lui dire au revoir. Comme dans Singing in the rain.

Elle s'assied, il s'assied. Elle garde sa veste, pas lui. Elle observe sa manière d'être habillé. BCBG. Bon chic, bon genre. Ca lui va bien mais elle se doute qu'il le niera si elle venait à le lui dire. Ce qu'elle ne lui dira pas. En fait, elle ne sait juste pas quoi dire. Elle n'a rien en tête et elle est juste effrayée à l'idée de dire quelque chose d'une banalité effarante. Elle se rend compte qu'elle aurait mieux faire de paniquer plus qu'elle ne le faisait déjà. Elle aurait du participer les fiches de conversations. Même si ça faisait superficiel. C'était tout de même mieux que rien. Ses yeux papillonnent des tables voisines à Light, de Light à sa main ayant lâché la sienne qui pianote maintenant sur table. C'est étrange. Elle n'a pas la même impression sur le restaurant assise que quand elle est debout à attendre qu'un empoté face son paquet.

Light – ... Sinon...

Elle sursaute. Alors comme ça, ils ne passeront pas la soirée dans un silence de chanoine ? Elle avait presque failli penser que c'était ce qui allait se passer. Il l'invitait à sortir, c'était déjà bien. Peut-être avait-il décidé de ne pas parler. On ne peut pas avoir le beurre, l'argent du beurre et le sourire du laitier.

Light – ... T'as passé une bonne journée ?

C'est là que ça fait comme un déclic dans son cerveau. Quand il lui demande comment s'est passé sa journée. C'est un peu comme si cette veine peur du vœu de silence se volatilisait. Comme un lâché de colombes dans le ciel. Elle éclate de rire. Un petit rire, plus couinement qu'autre chose, distingué sans être pompeux, qui s'échappe de ses lèvres. Elle ne veut pas se moquer de lui. Ce n'est pas pour rire de sa question. Elle se rend compte qu'elle a instinctivement porté sa main à son coeur. Elle s'excuse. Pardon, pardon. Elle baisse les yeux, ramène une mèche derrière son oreille.

RAM – ... Je suis soulagée.

Vois comme ta peur est puérile.

RAM – J'avais peur de passer ma soirée dans le silence.

Elle sourit. Doucement, les yeux rivés sur la table. Au moins, tu as avoué avoir peur. Mais ce serait vraiment mal poli de ne pas répondre à sa question.

RAM – Bah... Je dirais que toutes mes journées se ressemblent. Tu en vois une, tu les as toutes vues. Le nez dans les dossiers, les doigts sur un clavier. Mais oui, ça s'est bien passé. Je me suis juste retenue d’étriper Toxic encore une fois...

Allons, RAM. Tout le monde sait que tu ne ferais pas de mal à une mouche. Elle passe sous silence le « Et toi ? ». Elle espère qu'il lui racontera sa journée quand même. Elle lève les yeux et le regarde, le sourire sur les lèvres.




         


Dernière édition par RAM le Mer 3 Avr - 19:35, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [résolu] « back up, back up, take another chance » part. 2 [RAM]   Lun 1 Avr - 12:17


— you got a piece of me —


Elle a ri.
Oh. Pas méchamment. Pas beaucoup non plus. Ce n’était pas un immense éclat de rire, plus une espèce de petit ricanement nerveux. Un couinement, à la limite. Quelque chose d’assez réflexe. Quelque chose qu’il ne connaît pas vraiment, en fait. Lui, son truc, c’est vraiment le ricanement cynique, le rire moqueur. Pas le bref petit rire de RAM. Mais. Ce qui lui importe vraiment, juste sur le moment, c’est qu’elle a ri.
Et lui, ça l’a vexé. Bêtement. Vraiment bêtement. Il ne pensait pas que ça lui ferait cet effet-là. Une espèce de pincement au cœur, bref, sournois. Aigu. Le genre de truc qui donne envie de détourner la tête. Il a retenu un léger tic du coin de sa lèvre, s’est retenu de dire quelque chose parce qu’elle a l’air sur le point de parler.

Elle est soulagée.

En revanche, lui, il baisse les yeux et fixe la table, fixe ses doigts en train de pianoter sur la bakélite qui recouvre le bois du plateau. C’est forcément de la bakélite, pas vrai ? C’est solide et ç’a un aspect brillant. Puis c’est du plastoc effet bois. C’est forcément de la bakélite. Question de pratique pour nettoyer les tables.
Il demandera à Jezee. S’il y pense.

« J’avais peur de passer ma soirée dans le silence. »

Il relève les yeux et la regarde. C’est pour ça qu’elle a ri ? Parce qu’elle avait peur de passer le reste de la soirée à attendre que quelque chose se passe ? Qu’il dise quelque chose ? Ou qu’il fasse quelque chose… ? Il se mord l’intérieur de la lèvre. Et dire qu’il a été vexé ; même pour dix secondes ; pour quelque chose d’aussi stupide… A force d’être borné et de s’arrêter à ce qu’il veut bien entendre, pas étonnant qu’il se mette à dos tout le monde. Mais il n’aime pas écouter les gens. En général.
Il a posé la question à RAM. Il va l’écouter. Il l’écoute toujours, elle. Après tout, il l’a même appelée pour lui dire qu’elle avait oublié le dossier chez lui. Il l’a écoutée quand elle s’est occupée de lui dans son appart aux allures de cellule de moine.
Quand elle lui a dit de se focaliser sur autre chose que la douleur, ce jour-là, il a essayé. Il a essayé mais n’a pas réussi.

Alors voilà. Il écoute RAM, maintenant. Il écoute ce qu’elle a à dire parce qu’il n’y a de toute manière pas grand’chose d’autre à faire. Mais c’est méchant de penser ça. Lui, il l’écoute parce qu’il a envie de l’écouter. Et parce qu’elle répond à ses question, surtout.
Ses journées se ressemblent toutes. Ça leur fait un point commun, pas vrai ? Lui aussi ses journées se ressemblent toutes, quand on y pense. Speeder. Ou chez lui. Ou dehors à rien faire. A participer à une bagarre. A en provoquer une. A se faire tabasser, entre autres… A aller voir Star. A se prendre un défi à la con signé Perséphone.
Non. En fait ses journées sont toutes différentes. Il les voit juste pareilles parce qu’il nage dedans depuis des lustres, voilà tout. C’est comme ça, on n’y peut rien.

Toxic ? Ce nom lui dit quelque chose. Il s’en souvient, vaguement. Pourquoi RAM veut-elle étriper un de ses collègues… ? Il n’en sait rien. Il sait juste que le nom lui dit un truc. Il s’en souviendra plus tard. Il n’a pas envie de réfléchir maintenant. C’est toujours quand on cherche qu’on ne trouve pas. Il ne hausse pas les épaules pour lui-même. Au pire il relancera le sujet plus tard.
Tout ce qu’il sait c’est qu’il y a un type à la table de derrière qui commence doucement à devenir énervant. Mais il prend sur lui. Pour ne pas lui faire remarquer. Même si ça rendrait service aux autres.
Parce que s’il doit faire remarquer quelque chose à cette personne, ce sera en la frappant.

Il arrête de pianoter sur la table et regarde RAM. Continuer la conversation, donc… Mais que va-t-il bien pouvoir lui dire… ? C’est clair qu’elle attend qu’il continue sur le sujet ou quelque chose du genre.
Mais qu’est-ce qu’il va bien pouvoir lui dire… ? S’il lui dit qu’il reprend les courses la semaine suivante elle va sûrement faire une drôle de tête.
Il n’a pas remonté ses manches, comme il a l’habitude de faire. A cause de la cicatrice, en partie. Parce qu’il a oublié. Que ce n’est pas le moment. Mais même. C’est aussi à cause de la cicatrice que la chaîne du speeder a laissée.

Il tourne machinalement la tête et se met à regarder par la fenêtre. Il ne faisait pas ça avant. Il a aussi calé sa joue contre son poing à moitié fermé. Non. Il n’avait encore jamais fait ça, avant.
Il faudrait peut-être qu’il dise quelque chose, par contre…

« … Pour moi, ça change pas beaucoup non plus. »

… Autre chose que ça, si possible.
Il soupire légèrement. Non. Il ne sait absolument pas quoi dire qui ne la ferait pas s’inquiéter ou réagir d’une manière ou d’une autre.

« … Pourquoi tu veux tuer Toxic, en fait ? »

Il détourne le sujet, en plus…


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MessageSujet: Re: [résolu] « back up, back up, take another chance » part. 2 [RAM]   Mer 3 Avr - 19:38


rule number two

Il se mord l'intérieur de la bouche. Ce geste discret n'aurait pas du être vu sinon, il se serait bêtement mordillé la lèvre. C'est ainsi qu'elle exprimait le fait qu'on se morde l'intérieur de la bouche : cacher aux autres que quelqu'un chose nous tracasse. Elle se demande ce qui peut l'ennuyer, lui. Est-ce que c'est elle ? Sa réponse ? La soirée qui s'annonce ? Elle n'osera pas le lui demander. Elle n'osera même pas lui dire d'arrêter ni même rechercher une excuse bidon à cet ordre. C'est comme ça, c'est tout. Et puis, ça ne l'agace pas vraiment. Elle trouve juste dommage d'abîmer sa bouche.

Pourquoi ?

Le type à la table à côté. Il l'énerve. Il crie. Il rit trop fort. Il gesticule. Il fait trembler sa table. Elle a mal à la tête, maintenant, c'est terrible. Elle en vient à se demander comment son compagnon de tablée peut le supporter. De là où elle est, elle ne parvient pas à savoir si c'est une femme ou un homme. A dire vrai, elle s'en fout un peu. Du moment que cet énergumène veuille bien se taire. En jetant un léger coup d’œil autour d'elle, elle remarque qu'elle n'est pas la seule à grimacer. Quelqu'un se lèvera bien pour l'assommer. Et ça ne risque pas d'être elle. Qu'est-ce qu'il lui dirait ? A part être reluquée de la tête aux pieds en insistant sur la poitrine et les fesses, elle n'aurait rien à y gagner. Au contraire. Une vague putride de plans foireux en pleine poire, tout ce qu'elle aurait. Et de la part d'un gros dégueulasse, ça ne la branchait pas.

Le bruit des doigts de Light sur la table s'arrête. En temps normal, elle ne l'aurait pas remarqué, trop occupée à éplucher des chiffres et des lettres. Là, sans ses repères, elle repère plus facilement les choses. C'est comme ça, elle observe.

De face, elle voit son profil. Pourquoi tourne-t-il la tête? Il ne veut pas la regarder ? Elle ne sait pas. Il n'aime peut-être pas ça, après tout. Ca le gêne peut-être de la regarder.

Tu.te.fais.des.films.

Il est pas mal, comme ça. Bien sûr, elle préfère le voir de face parce qu'il a vraiment de jolis yeux. Elle les trouve magnifique. Pourtant, le bleu, ce n'est pas sa couleur favorite. Le bleu, c'est trop calme, pour une couleur. Mais il a vraiment de beaux yeux. Elle aime également les traits de son visage qui font qu'on dirait qu'il boude en permanence. Elle trouve ça chou.

Light – ... Pour moi, ça change pas beaucoup non plus.

D'accord. Dis-m'en plus. Elle ne le lui dira pas. Elle ne sait pas pourquoi mais c'est comme si elle avait un mors en bouche qui lui faisait mal dès qu'elle voulait pousser les limites de la connaissance.

Light – ... Pourquoi tu veux tuer Toxic, en fait ?

Ah. Ahah.
Elle rit, assez nerveusement. Elle attrape la première chose qui lui tombe sous la main, aussi, à sa voir... La salière. Que diable fait une salière dans un restaurant chinois ? Et dire qu'elle n'aime pas manger avec des baguettes... Tant pis, Rose-Ann, il faudra apprendre. Quitte à se brosser cinq fois les dents ensuite. C'est sale des baguettes.
Il faut croire que les asiatiques ont aussi le droit de manger salé.

RAM – Ce n'est pas que je veuille la tuer...

Toxic est une fille.
Aux dernières nouvelles, du moins.

RAM – ... Je voudrais juste qu'elle cesse de me faire tourner en bourrique.

C'est elle, la victime dans tout ça.

RAM – Elle me fait des coups bas, est agressive. Je ne lui ai rien fait, pourtant ! ... A part lui demander maintes et maintes fois de mettre son manteau au porte-manteaux ou même de mettre son rapport sur mon bureau. Rien de grave ! Je ne lui demande ni de faire mon café, ni d'aller mes vêtements au pressing...

C'est simple, tu ne vas pas au pressing.

RAM – ... Je ne veux pas la tuer. Juste qu'elle me dise pourquoi elle, elle ne m'aime pas.

C'est là que tu te rends compte que tu as vraiment beaucoup parlé. Tu baisses les yeux. C'est gênant, quelle impression aura-t-il de toi, ensuite ?

RAM – ... Pardon. Je ne parle jamais autant.




         


Dernière édition par RAM le Lun 20 Mai - 18:12, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [résolu] « back up, back up, take another chance » part. 2 [RAM]   Jeu 4 Avr - 18:35


— one more time —


Il ne l’écoute qu’à moitié au début. Pourquoi ? Il ne sait pas trop. Il se surprend à rêvasser, c’est tout. Il fixe un point imaginaire sur la vitre du restaurant. Il ne bouge pas, il reste là, de profil, la mâchoire contre le dos de sa main. Et il n’écoute qu’à peine la première phrase de RAM. Il essaie de passer outre le voisin bruyant qui offre apparemment un spectacle soit comique soit exaspérant aux autres clients. Pour une fois que c’est lui qui passe inaperçu… ça change. Mais il n’a pas écouté la première phrase de RAM. Alors il a du mal à raccrocher le reste quand il se remet enfin à écouter ce qu’elle est en train de lui dire.
Il a bêtement oublié son petit point imaginaire sur la vitre du bar à sushis. Il s’est remis à écouter ce qu’elle a à dire à propos de… Toxic ? c’est bien ça, c’est Toxic. Une collègue, apparemment. Et donc. Qu’est-ce que RAM a bien à dire quant à cette collègue ?

A part qu’elle ne veut pas la tuer.

« … Je voudrais juste qu’elle cesse de me faire tourner en bourrique. »

Il ne lui dit pas que ça peut vite se régler. Il a promis de ne pas faire d’esclandre. Et puis, il n’a rien à aller traîner au conseil. Lui, il est juste le pilote borné insupportable qui a rejoint les rebelles parce qu’il n’a jamais pu voir Alice en peinture. Et qu’il a envie de lui casser la gueule, accessoirement. Etre rebelle, pour ce genre de choses, paraît que ça aide.
Ouais, s’il doit arrêter les courses, il fera tueur à gages. Il a sûrement de l’avenir dans le métier.

Et RAM, elle continue. Elle continue de parler de Toxic. De Toxic qui lui mène la vie dure, ne veut pas mettre son manteau sur la patère du porte manteau, ne veut pas mettre son dossier sur son bureau… Oh. Le dossier. Il se souvient du dossier. Le dossier qu’elle avait oublié chez lui. Il était quasiment vierge et il y avait lu le nom de Toxic en signataire. Ça doit être en partie pour ça, non ? Mais il ne lui demande pas, il écoute. Il écoute RAM se justifier en disant qu’elle ne demande rien de bien méchant à Toxic, juste le strict minimum. Pas d’impératif café ou vêtements. Ça le fait sourire.
Ça le fait sourire et il arrête un peu de regarder la vitre du restaurant. Elle est mignonne, RAM, quand elle part dans un monologue. Et elle dit qu’elle ne veut pas vraiment tuer Toxic. Qu’elle veut juste que Toxic lui dise pourquoi elle est aussi vindicative avec elle.

Elle baisse les yeux et s’excuse. Pourquoi s’excuse-t-elle ? Parce qu’elle a expliqué la situation avec Toxic ? Il cligne d’abord des yeux, étonné, puis sourit à nouveau.

« T’inquiètes pas. T’as juste expliqué quelque chose. »

Il ne dit pas ça que pour la rassurer. Il le dit aussi parce que de son point de vue, expliquer quelque chose prend toujours plus de deux phrases et trois coups dans la figure. … Enfin. Ça dépend des situations. Pour lui, c’est souvent deux phrases et trois coups dans la figure. Mais ça, il s’en fout un peu. Il a l’habitude de répliquer. A ses risques et périls, souvent.

… Et bon sang, pourquoi est-ce que l’autre à côté ne veut-il pas se taire ?
Il jette un coup d’œil dans sa direction. Plus ça va, plus il a l’impression que cet horripilant client hausse le ton. Ou alors c’est lui qui commence à avoir mal au crâne. Il ferme les yeux et soupire légèrement. Ne pas aller le frapper. Ne pas aller le frapper, surtout : ne pas aller le frapper.
Pourtant, bon sang, ce qu’il a envie d’aller lui en coller une…

Il rouvre les yeux et se concentre sur RAM. Sur la couleur de ses yeux. Il n’y avait auparavant jamais fait attention. Ils sont bleus. Comme lui. Lui aussi, il les a bleus. Ça fait une drôle de coïncidence, non… ?
Il ne réfléchit pas à la question. Il essaie de trouver quelque chose à dire. Quelque chose d’autre que : « je vais finir par aller frapper ce type ». Quelque chose d’autre que : « faites-le taire, mais faites-le taire ! » ou encore, quelque chose d’autre que : « MAIS TA GUEULE ».
Surtout autre chose que la dernière phrase lui venant en tête.

Il baisse la tête et cale ses tempes entre ses paumes, avant de murmurer :

« … il m’énerve, il m’énerve… »

Il est sûr que RAM l’entendra, y a pas de doute. Il soupire une seconde fois, relève la tête et se décide à faire abstraction de ce gênant voisin. Il esquisse un sourire, un peu nerveux.
Pas facile d’oublier quelqu’un qui vous énerve et qui est à tout juste trois mètres…

« Je te raccompagnerai chez toi, après. »

Il a décidé ça, comme ça. Un point c’est tout. Voilà.
Quoiqu’elle peut encore dire non si elle veut. C’est juste que… il a envie de la ramener chez elle à la fin de cette soirée.
Il vit dans le secteur C. Avoir peur pour sa peau, c’est une chose. Avoir peur pour la vie de RAM, c’en est une autre. Et même si elle vit dans le secteur A, il préfère s’assurer qu’elle va bien en rentrant chez elle.

« »

Trouver quelque chose d’autre à dire. Et vite.

« … Merci. D’être venue. »

Alors oui.
Il s’attendait à se faire recaler.
Sale caractère oblige, que voulez-vous…


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MessageSujet: Re: [résolu] « back up, back up, take another chance » part. 2 [RAM]   Lun 20 Mai - 18:24


hey listen

Elle rit un peu à sa remarque, nerveuse. Oui, c'est vrai. Il a raison, elle a juste expliqué quelque chose. Mais même, ce n'est pas vraiment une raison. Au boulot, c'est « oui », « non », « mmmmh » ou encore « ton rapport. Sur mon bureau. ». Au boulot, c'est la RAM autoritaire, sévère, qui émet un claquement de la langue si quelque chose lui déplaît. Elle ne sait pas pourquoi c'est si différent tout à coup. Elle ne sait pas pourquoi elle ne se comporte pas de la même manière avec lui qu'avec ses collègues. Entre nous, Rosie. C'est peut-être parce que tu n'es pas au boulot. Là, c'est tout simplement différent. Elle se surprend à triturer ses doigts sur le bois plastifié de la table. En même temps, les rendez-vous autres que rendez-vous professionnels... Elle n'en a pas beaucoup. Elle les refuse, d'habitude. Là, elle ne sait pas non plus pourquoi elle a accepté de sortir ce soir. Elle aurait dû rester chez elle, le nez dans ses dossiers, dans son grand bureau trop blanc, avec deux thermos de café noir sous la main. Elle y aurait passé sa nuit si Light n'avait pas émis le besoin de l'inviter. En guise de remerciements. Le rendez-vous ne tenait qu'au remerciement.

Et le gars, derrière. Qui crie. Qui hurle. Qui « parle » la bouche pleine. Il recommande du saké. C'est la quantième fois ? Deuxième ? Peut-être bien la troisième. Elle ne compte pas vraiment, en fait. Mais il l'énerve. Il l'énerve dans sa manière de parler, il l'énerve dans sa manière de manger, il l'énerve dans sa manière de rire et de s'exprimer. Heureusement que Light n'est pas comme lui. Elle n'aurait sans doute pas tenu le coup. Elle l'aurait planté là. Elle lui aurait peut-être même mis un lapin ou faussé son adresse, pour qu'il attende longtemps devant l'immeuble d'en face alors qu'elle se délecterait de ce spectacle absolument méchant, une tasse de café brûlant à la main. Elle sourit quand elle l'entend exprimer son mécontentement vis-à-vis de ce type. Oh, comme elle le comprend. Elle lui renvoie son sourire et repousse une mèche derrière son oreille.

Elle est assez surprise quand il lui annonce qu'il la ramènera après. Oh, ce n'est pas la peine de la ramener. Elle est grande, elle peut très bien se débrouiller. Elle a Straw, son pistolet, avec elle. Et elle sait courir, même en talons aiguilles. Elle est vraiment capable de se débrouiller. Puis, le secteur A... Ce n'est pas comme si c'était véritablement dangereux, de nuit. Mais on ne sait jamais. Alors, elle hoche la tête en souriant.

RAM – D'accord.

La question avait l'air sans appel, de toute manière. Et elle se doutait bien que Light était le genre de personne à ne pas lâcher si facilement l'affaire. Quoiqu'elle n'en savait rien. Et, avouons-le, ça lui faisait quand même plaisir de savoir qu'il prenait ce rendez-vous à coeur. Qu'il ne l'avait pas invitée pour dire de l'inviter et qu'il la laisserait tomber sur le trottoir comme une conne à la fin en considérant qu'ils étaient quitte.

Light – … Merci. D’être venue.

Elle écarquille les yeux. Légèrement. Parce qu'il pensait qu'elle allait refuser ? Oh. Il avait peut-être entendu les rumeurs disant qu'elle refusait toujours les invitations, prétextant le travail. Les rumeurs qui n'étaient pas entièrement fausses, d'ailleurs... Là, au début, elle avait accepté en se disant que Jézebel la harcèlerait pour le restant de ses jours si elle avait refusé. Mais elle n'étais plus à ça. Elle appréciait la soirée. Vraiment.

RAM – Je t'en prie, ça me fait plaisir.

C'est vrai. Ça lui faisait vraiment plaisir. Elle rigole un peu en baissant les yeux.

RAM – Je ne sors... Pas souvent.

Elle penche sa tête sur le côté en se redressant.

RAM – A vrai dire, je n'accepte pas souvent, de sortir.

Et le gars recommence, maintenant qu'il a eu son saké. Et il crie, et il dérange. Et elle, elle en a marre.

RAM – Ah ! Mais il ne sait pas se taire, celui-là !

Et s'il l'entend, tant mieux. Elle n'a pas peur de lui.
S'il l'entend, elle le remettra à sa place, bien comme il faut. Comme elle le fait, souvent.




         
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MessageSujet: Re: [résolu] « back up, back up, take another chance » part. 2 [RAM]   Mer 22 Mai - 15:20


— time will pass along the day —


Il n’a pas vraiment le temps d’écouter la réponse de RAM, à cause du type de la table d’en face. L’espèce d’énergumène complet qui en est à sa on ne sait trop combientième tasse de saké, qui bouge tellement qu’il pourrait facilement disloquer les pieds de la chaise et se casser la gueule. Mais ça, ça ce serait vraiment trop beau, qu’il se casse la gueule, ce type. Et c’est même pas sûr que ça lui couperet le sifflet, tiens. Si ça se trouve, s’il se casse la gueule, il va se mettre à rire. A rire encore plus fort et ce serait vraiment le bouquet. Ou alors il râlera, et là, on ne saura plus lequel des deux sera le pire entre le type qui riait il y a encore cinq secondes, ou celui qui râle en se relevant.
Le problème, c’est qu’il est toujours sur sa chaise et qu’il continue de gesticuler, de crier si ce n’est beugler, hurler ou on ne sait trop quoi. C’est à se demander pourquoi personne ne l’a déjà viré du restaurant, le personnel y compris. Ça doit être un client régulier. Le genre qui laisse de bons pourboires. Ou alors personne n’a simplement envie de l’approcher pour autre chose que lui rapporter du saké. D’un côté, ça vaut mieux.

Et bon sang, ce qu’il serait prêt à payer cher pour ne serait-ce que rajouter une dizaine de mètres entre lui et ce type… Il se dit qu’il va vraiment finir par en lui aligner une ou deux. Lui écraser sa tasse sur la tête, essayer de lui fracasser le crâne avec une des baguettes. Qui sait ? Ou, discrètement, faire tomber les épices dans son plat de riz tellement arrosé de sauce que ça ressemble à une marée noire.
Ou tiens, carrément lui retourner ce satané bol sur la tête.

Donc, non, il n’a pas le temps d’écouter RAM à cause de ce type, qui parle trop fort, qui occulte tout le reste et qui, pire que tout, retient son attention. Même la personne en face a l’air d’en avoir assez de l’entendre déblatérer. L’entendre. Il se dit que cette personne ne doit plus écouter depuis longtemps, voire, n’a jamais dû écouter du tout. Mais lui, il n’arrive pas à se concentrer sur autre chose que ce bruit de conversation à sens unique. Il a l’impression que du fait, tous les autres sons désagréables s’en trouvent amplifiés. Le raclement des chaises sur le sol, la respiration de l’autre client… Tout ce qui a pour don de lui vriller les tympans lui semble beaucoup plus présent. Et les paroles de RAM sont noyées dans ce flot de bruit et il n’en retient pas vraiment grand’chose, si ce n’est rien du tout.

Il se demande aussi pourquoi ce type doit être là. Pourquoi est-ce qu’il n’a pas décidé d’aller ailleurs, histoire de ne pas gâcher la soirée des autres. Histoire de ne pas gâcher sa soirée, à lui, avec RAM. Il peut toujours aller lui demander d’aller voir ailleurs s’il y est, mais il doute que ce sera apprécié. Qu’est-ce qu’il en a à faire, que l’autre apprécie la remarque ou pas ? Tout ce qu’il veut, c’est qu’il la ferme, qu’il la boucle, qu’il se taise, et point barre. Qu’il devienne muet, ça, ce serait vraiment génial. Et encore, il trouverait peut-être le moyen de hurler en langue des signes.
La vague idée d’aller l’assommer avec la première chose qui lui tombera sous la main lui traverse l’esprit, mais il renonce et se contente de soupirer, pile au moment où il entend RAM.

« Ah ! Mais il ne sait pas se taire, celui-là ! »

Ça le fait un peu sourire. C’est bien le premier truc qu’il retient de ce qu’elle a dit depuis tout juste quelques minutes. Il se demande si le principal concerné a entendu. Il espère que le principal concerné a entendu. Si tel est le cas, il a décidé de passer au niveau supérieur pour énerver tout le monde. Il sait qu’il ne va pas tenir très longtemps, il le sent. Il se retient de serrer les poings et de lui en balancer un dans l’arête du nez, histoire qu’il se concentre sur la cassure plutôt que sur son pseudo-monologue à la con qui ennuie tout le monde.
Les secondes passent, et elles paraissent interminables.

« … J’en ai marre. »

Il chuchote ça comme ça avant de peser le pour et le contre.
Mais de manière sommaire et surtout très rapide. Au bout du compte il se lève d’un coup sec. Et se tourne vers l’énervant client pour le fixer.

« J’en ai marre ! vous entendez ? Mais vraiment marre ! Alors maintenant vous la bouclez ! »

S’attendant à reproches et autres, il quitte le restaurant d’un pas rapide et retourne dans la rue pour bifurquer au premier croisement, sans regarder derrière lui. Il a envie de frapper dans un mur et il n’a pas le temps de penser à RAM qu’il a laissée derrière lui. Il s’en veut mais il n’a pas envie de retourner dans ce restaurant.
Autrement, il frapperait le type pour qu’il la ferme définitivement.


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MessageSujet: Re: [résolu] « back up, back up, take another chance » part. 2 [RAM]   Mer 22 Mai - 15:21


Et c'est fini ici aussi ! 8D
La suite arrivera. ~


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MessageSujet: Re: [résolu] « back up, back up, take another chance » part. 2 [RAM]   


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[résolu] « back up, back up, take another chance » part. 2 [RAM]

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